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50 jours de campagne effaceront-ils 4 ans et demi passés au gouvernement ? Le pari de Manuel Valls est osé, et on voit mal comment il parviendra à faire oublier que sa candidature est d’abord une candidature de substitution.

Au terme d’une inédite opération de déstabilisation au sommet de l’Etat, le Premier ministre a réussi à persuader – le mot est faible ! – François Hollande de ne pas se représenter, mais cela ne l’exonère en rien d’un bilan calamiteux qui est aussi le sien ; et même d’abord le sien depuis que François Hollande n’est plus en capacité de le défendre.

Ses adversaires à gauche, et ils sont légion, n’auront d’ailleurs aucun mal à le dépeindre en candidat bis et à lui faire endosser la responsabilité du désastre que fut le quinquennat de François Hollande. Une critique que Manuel Valls pourrait tout aussi facilement leur retourner puisque ses principaux concurrents aux primaires, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon, ont une part non négligeable dans l’échec cuisant de la gauche au pouvoir. Ils sont tout autant coupables d’avoir participé au gouvernement et, peut-être plus encore, d’avoir, une fois en dehors, méticuleusement sapé les maigres ambitions réformatrices de l’exécutif. Tous les ingrédients pour une formidable foire d’empoignes sont réunis !

La candidature de Manuel Valls va donner le coup d’envoi de l’ultime épisode d’un quinquennat que les Français ont hâte de voir s’achever. Et tout porte à croire, malheureusement, qu’il sera aussi pathétique que le reste…

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