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Quel point commun y-a-t-il entre le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France ? Les trois grands d’Europe ont tour à tour été considérés comme « l’homme malade du continent ». Le Royaume-Uni dans les années 70, l’Allemagne dans les années 90 et la France aujourd’hui. Chaque pays a son histoire et ses spécificités, et tous ont connu les mêmes problèmes : chômage de masse, fiscalité confiscatoire, poids insoutenable des dépenses publiques, dialogue social au point mort. Seule la France n’a toujours pas su les résoudre.

Le Royaume-Uni et l’Allemagne ont su se tirer de ce mauvais pas en réformant avec énergie l’Etat et en desserrant les freins de l’économie. Margaret Thatcher a conduit un train de réformes qui a fait de son pays la place financière n°1 en Europe, au prix d’une mutation profonde de son économie. Le Royaume-Uni s’est peu-à-peu désindustrialisé (ce qui ne l’empêche pas aujourd’hui de relancer un plan industriel ambitieux) pour s’orienter vers l’économie des services dont il est devenu une référence mondiale. Gerhard Schröder a su, au contraire, grâce notamment à son Agenda 2010, préserver l’industrie allemande en la rendant tout à la fois plus compétitive et plus performante pour affronter la concurrence venant des pays émergents.

Deux stratégies, deux succès incontestables, et une même idée : lever les verrous qui ralentissent la croissance, brident la compétitivité des entreprises et maintiennent le chômage à des taux record.
Ces exemples ont un mérite : montrer qu’il n’y a pas de fatalité au déclin qui guette la France. Ce que le Royaume-Uni et l’Allemagne ont réussi, la France peut le réussir. C’est le pari de François Fillon qui défend un programme de redressement (100 milliards de baisse de la dépense publique en 5 ans, 40 milliards d’allègement des charges sur les entreprises, fin des 35 heures, etc.) qui implique, certes des efforts importants, mais qui est le seul susceptible de redonner à notre pays la place qui lui  revient en Europe : la première.

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