Suivez-moi sur Twitter
Recevez la newsletter

De nombreux Français connaissent des fins de mois difficiles. L’Etat également. Une étude de l’Institut Molinari révèle qu’en 2015, l’administration avait dépensé l’intégralité de ses ressources le 9 novembre, soit 53 jours avant le terme de l’année. A cette date, les caisses du Trésor étaient vides et le gouvernement a dû emprunter sur les marchés financiers pour payer ses fonctionnaires et honorer ses engagements.

La France vit à crédit en moyenne plus de 50 jours par an ; une vingtaine de plus que la plupart de nos voisins européens (seuls la Grèce et le Portugal font pire que nous). Un résultat d’autant plus édifiant que la France est le pays le plus taxé d’Europe. En clair, malgré des recettes colossales puisées dans les poches des contribuables (428,5 milliards en 2015), la France ne parvient pas à couvrir l’intégralité de ses dépenses d’investissement et de fonctionnement (500,9 milliards d’euros).

Et la tendance de fond n’est pas franchement à l’embellie. La dépense publique progresse toujours à un rythme plus élevé que chez la plupart de nos partenaires, et promet d’accélérer encore si l’on tient compte des dernières promesses de François Hollande (revalorisation du point d’indice de rémunération des fonctionnaires, généralisation du tiers payant, etc.).

Le gouvernement se comporte comme une personne souffrant d’obésité et qui continuerait à se gaver d’aliments gras. Notre pays est comme drogué à la dépense publique, et donc parfaitement incapable de baisser le niveau de prélèvement qui nuit à la compétitivité de nos entreprises et réduit le pouvoir d’achat des ménages. Un cocktail désastreux qui explique en grande partie la croissance quasi-nulle qu’enregistre notre économie, malgré une conjoncture internationale favorable (euro faible, taux d’intérêt au plus bas, pétrole bon marché).

Le prochain président de la République devra rompre avec ce cycle infernal qui pénalise notre économie et fait porter aux générations futures l’énorme fardeau de la dette. L’effort devra porter en priorité sur la baisse des dépenses publiques, qui devront être massives dans tous les domaines de l’action publique (à l’exception de la défense et de la sécurité intérieure). Il s’agit d’une véritable révolution dans un pays où l’Etat est souvent tenu pour responsable de tout. Mais c’est une révolution indispensable.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *