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Commentateur plutôt qu’acteur de son propre quinquennat. C’est ce qui choque d’abord en parcourant dans la presse les extraits du livre de Fabrice Lhomme et Gérard Davet (Un président ne devrait pas dire ça…). François Hollande consacre un temps infini à dialoguer avec les journalistes. Plus d’une soixantaine de rencontres en l’espèce, auxquelles s’ajoutent les dizaines d’entretiens accordés à Karim Rissouli et Antonin André pour la préparation de leur propre opus (Conversations privées avec le président); tout aussi dévastateur d’ailleurs. Aucun ministre ni parlementaire ne peut prétendre avoir bénéficié d’une telle disponibilité de la part du président.

Ce qui sidère ensuite, c’est la naïveté dont François Hollande fait preuve. Qu’allait-il s’imaginer en dévoilant ainsi les grands et les petits secrets de son quinquennat ? Qu’il en sortirait grandi, comme réhabilité aux yeux des Français ? Mais l’opération réhabilitation a tourné au vinaigre. Ces ouvrages sont dévastateurs. Ils montrent un président ivre de sa propre importance (« je suis le meilleur de ma génération »), obsédé par la marque qu’il laissera dans l’histoire (« ma vie, elle est déjà réussie ») et incapable de s’extraire de la mêlée politicienne. Il se vautre à tout bout de champ dans les petites phrases et les combines médiocres.

Et puisqu’il faut tout de même s’intéresser au fond de ce qu’il dit, que découvre t-on ? Un président à front renversé. Ce qu’il pense sur l’islam, l’immigration, la déchéance de la nationalité, la fiscalité, etc. est à l’opposé de ce qu’il fait à la tête de l’Etat. Pitoyable sur toute la ligne.

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