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Le maintien d’Alstom dans son site historique de Belfort est menacé. En cause, un carnet de commandes désespérément vide depuis la dernière livraison de 40 rames à la SNCF et dans l’attente du TGV du futur dont la mise en production débutera en 2021. Entre temps, rien. Et la SNCF est catégorique : elle n’a ni le besoin, ni les moyens d’investir à nouveau ; fût-ce pour faire plaisir au gouvernement.

Qu’à cela ne tienne, l’Etat n’a qu’à se substituer à la SNCF et financer lui-même pour 500 millions d’euros de commande publique. Et voilà comment remplir sans coup férir le carnet de commande d’Alstom à Belfort jusqu’en 2018 ! Et se sortir, au frais du contribuable et temporairement, d’un conflit hautement inflammable à quelques mois des élections !

Qu’importe si l’Etat, autorité organisatrice des lignes Intercités, va se retrouver avec 15 TGV condamnés à circuler sur le réseau régional limité à 200km/h ; là où le TGV est conçu pour dépasser allégrement les 300km/h. Qui peut le plus peut le moins !

Nous sommes face à une manœuvre politique proprement scandaleuse. Non seulement ce plan ne règle rien à court terme – l’usine de Belfort se trouvera exposée aux mêmes difficultés dans 18 mois -, mais elle donne de l’Etat une image pitoyable. A défaut d’avoir su bâtir une politique industrielle performante, le gouvernement dépense l’argent qu’il n’a pas pour camoufler sa propre incompétence. Et pourquoi, est-on en droit de se demander, ne renflouerait-il pas les 60 000 entreprises qui font faillite (ce qui n’est pas près d’arriver à Alstom et ses 3 milliards de bénéfice net 2015/2016) chaque année depuis 2012 ?

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