Suivez-moi sur Twitter
Recevez la newsletter

Voilà que Manuel Valls s’emploie à tirer des parallèles entre Nicolas Sarkozy et Donald Trump. Pour quelqu’un qui appelle à ne pas caricaturer les débats la leçon est assez malvenue. Passons.
Mais qu’est-ce qui ne tourne pas rond avec le débat politique en France ? Est-ce la manière dont il est conduit ou les thèmes qui posent problème ?
Sur la manière, celui qui n’a pas compris que les attaques ad hominem et les outrances le mèneront droit à l’échec en sera bientôt pour ses frais.
Sur le fond, ou l’on considère que les débats s’imposent d’eux-mêmes et qu’ils suivent les préoccupations des Français, alors il serait absurde de ne pas s’en saisir. Ou l’on considère qu’un candidat est capable à lui seul d’imposer ses thèmes, et alors il faut admettre que sa campagne entre en résonance avec l’opinion et qu’il marque des points.

Certains regrettent que l’identité et la sécurité dominent les débats politiques, mais sont-ils seulement conscients de ce qu’ils disent ? 238 victimes innocentes sont mortes au cours des 18 derniers mois dans des attaques terroristes perpétrées sur le sol français. Et la menace qui pèse sur notre pays n’a jamais été aussi élevée qu’aujourd’hui. Ce n’est pas pour indisposer une certaine élite que les Français placent la lutte contre le terrorisme comme priorité n°1 (67% des personnes interrogées, selon un récent sondage Ifop), mais bien parce que c’est ce qu’ils ressentent au plus profond d’eux-mêmes. Rien que le fait d’avoir à le rappeler traduit le malaise qui existe entre la classe dirigeante et les Français.

Certains feraient mieux d’un peu moins regretter la nature du débat politique pour se concentrer davantage sur les réponses à apporter aux vraies inquiétudes des Français.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *