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La « France apaisée » de Marine Le Pen. La formule prêterait à sourire si elle ne dissimulait en réalité une dangereuse opération de « triangulation politique ». En clair, Marine Le Pen joue les caméléons pour tenter de convaincre les électeurs venus d’horizons différents. Dernier exemple en date : son offre de service à Jean-Luc Mélenchon pour l’aider à récolter ses 500 parrainages en vue de la présidentielle. Et voilà pour le clin d’œil aux électeurs du Front de Gauche.

Quant à la base historique du FN, son patronyme est déjà un gage sérieux pour les plus enragés. Et pour ceux à qui la « dédiabolisation » du parti ne plaît guère, les médias se chargent de leur rappeler que Marine Le Pen défend, certes plus sournoisement, mais avec la même vigueur les thèses de son père. Laissons les dire.

Quant à tous les autres, la patronne du FN s’attache à les convaincre en gommant ce qui fait tache d’ordinaire et à tenir des discours patchworks puisant ici et là les idées venues de tous les coins de l’échiquier politique. C’est « dis-moi ce que tu veux entendre et je te le dirai ».

Le FN de Marine n’est pas celui de Jean-Marie. Et ne se combat pas de la même manière. Le FN raciste et contestataire a cédé le pas au FN populiste et démagogue. Contrairement à son père, Marine Le Pen aspire à gouverner et ne recule pour y parvenir devant aucune démagogie. Son projet économique censé réconcilier les contraires (que l’on pourrait qualifier de « marxo-capitaliste ») en est le témoin le plus sûr. Imaginer battre Marine Le Pen en lui opposant les vieux anathèmes que l’on servait à son père est illusoire. Cette vaste escroquerie politique et électorale mérite d’être démontée point par point.

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