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Le tumulte que suscite la déclaration de Nicolas Sarkozy sur « nos ancêtres les gaulois » est révélateur des errances du débat politico-médiatique. Que veut dire Nicolas Sarkozy au fond ? Que le système d’assimilation, qui a longtemps prévalu dans l’accueil des étrangers en France, vaut mieux que celui de l’intégration qui l’a remplacé. Mais où se situe réellement la différence ? Dans le cas de l’assimilation, aucune distinction ne s’opère entre le Français d’origine et celui qui l’est devenu au cours de sa vie. Au point de considérer qu’ensemble ils partagent la même histoire, et par la force des choses les mêmes ancêtres ; fussent-ils sans rapports ethniques avec le dernier arrivé. La République offre à ses enfants, quelles que soient leurs origines, une identité en partage. Une identité qui les précède et leur survivra. Elle n’exige d’eux qu’une contrepartie : qu’ils en acceptent l’héritage et en respectent les valeurs.

L’intégration relève d’un logique diamétralement opposée. Ici, au nom du droit à la différence, les Français se trouvent classés par date d’arrivée et pays d’origine. La France n’est plus perçue que comme une simple destination ; une adresse en quelque sorte. L’identité devient une notion relative qui ne peut s’ancrer dans aucun passé commun, ni valeurs partagées. Où est le sentiment d’appartenance ? Comment construire une nation sans unité ? Comment bâtir un avenir commun sur du sable ? Comment éviter la propagation du communautarisme ? Autant de réponses auxquelles les « scandalisés professionnels » ne répondent pas.

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