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Manuel Valls veut redonner du pouvoir d’achat aux Français. Et cela passe en priorité par la réduction des impôts pesant sur les ménages. Une intention à 1ère vue louable bien que tardive et très insuffisante.

Mais à y regarder de plus près, que constate-t-on réellement ? 3 vagues successives de réduction de l’impôt sur le revenu (IR) ont permis de « rendre » aux Français 5 milliards d’euros. Soit. Mais considérons maintenant le niveau de la fiscalité sur le revenu pris depuis 2012. Les recettes de l’IR ont bondi de 23% passant de 56,4 milliards collectés en 2012 à 69,5 milliards en 2015 ; soit 13,1 milliards de plus dans les caisses du Trésor public. La coupe est pleine !

Et encore, l’IR ne compte que pour partie dans le pouvoir d’achat des ménages. Il faut également prendre en compte la kyrielle de mesures qui les ont durement pénalisés : plafonnement du quotient familial, diminution des allocations, taxation des petites retraites, hausse des cotisations sociales, etc.). En tout, 35 milliards d’euros sont venus alourdir le fardeau fiscal des Français depuis 2012. Un terrible coup de matraque qui s’est traduit par l’asphyxie des classes moyennes sur lesquelles a porté l’essentiel de l’effort, et par une croissance nulle ou faiblarde. Pire, sur la même période, le taux d’endettement de la France n’a pas reculé d’un iota. Jamais l’Etat n’a autant dépensé et jamais les Français n’ont autant payé…

Au « ras-le-bol fiscal » doit maintenant succéder « un choc fiscal ». Nicolas Sarkozy propose une réduction, dès l’été 2017, de 10% de toutes les tranches de l’impôt sur le revenu. Objectif : relancer la consommation pour soutenir la croissance. Une mesure d’encouragement qui devra s’accompagner d’une réduction drastique et ciblée de la dépense publique.

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