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La crise des migrants occupe tous les fronts. En Allemagne, où Angela Merkel a subi une défaite électorale historique face à un parti anti-immigration qui n’existait pas il y a 3 ans. Au G20 en Chine, où le président du Conseil européen Donald Tusk a estimé que l’Europe atteindra bientôt les limites de sa capacité d’accueil. Et en France bien sûr, où la pression migratoire provoque à Calais (où habitants et commerçants manifestaient cet après-midi) et ailleurs des tensions très vives.

Mais que faire face à l’immense défi qui se pose à nous ?

Certains se payent de mots généreux. La France doit demeurer fidèle ce qu’elle a toujours été : une terre d’accueil. Peu leur importe s’il n’existe ni emplois ni logements à pourvoir et si les moyens manquent déjà pour l’éducation et la justice. Ils ont tort. Une promesse non tenue est une lame à double-tranchant. Pour celui qui s’engage quand la réalité le rattrape. Pour celui qui y croit lorsqu’il comprend finalement qu’aucun avenir ne l’attend.

Il est fondamental de ne pas céder à l’angélisme que la pensée dominante voudrait nous dicter. Il en va de l’avenir de millions d’individus tentés de rejoindre l’Europe, mais aussi de la stabilité politique du continent. Le revers électoral d’Angela Merkel est en cela évocateur. Un an après sa décision d’ouvrir la frontière germano-autrichienne aux réfugiés, la chancelière essuie un vote de rejet qui fait craindre le pire pour les élections générales à venir.

D’où l’importance de réaffirmer clairement nos principes en matière d’accueil des réfugiés.

La France ne peut accueillir que ceux qui satisfont aux règles du droit d’asile. Ceux qui ne remplissent pas les conditions doivent être reconduits dans leur pays d’origine (NB : le chiffre des expulsions de clandestins a baissé de 20% au cours des 6 derniers mois). Sans quoi c’est le statut de réfugié lui-même qui perd son sens.

Ne pas le dire clairement, c’est exposer la France à une immigration économique qu’elle n’est pas en capacité d’accueillir.

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