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Philippe Martinez fixe ses conditions : suspension du débat parlementaire et retrait des 5 articles les plus importants de la loi. Du haut de quelle légitimité ? Son syndicat représente à peine 3% des salariés en France (11% de syndiqués en tout). Depuis quand est-ce qu’un mouvement ultra-minoritaire se permet-il d’imposer ses conditions à la représentation nationale ?

Le droit de grève est incompressible. Le droit de manifester, en d’autres termes d’occuper l’espace public, est soumis à autorisation. Il s’agit de 2 choses différentes. Interdire de manifester ne signifie pas interdire la grève.

Si les troubles à l’ordre public sont avérés, le préfet est parfaitement fondé à interdire les manifestations. C’est valable pour une manifestation comme pour n’importe quel événement public. Que faut-il de plus au gouvernement pour les interdire ? Le spectacle de désolation laissé par les casseurs après leur passage suffit à comprendre que le mouvement est hors de contrôle. La destruction des vitrines de l’hôpital Necker, à proximité immédiate des blocs opératoires où 5 petits patients subissaient de lourdes opérations, et où le petit orphelin de Magnanville se reposait, est une faute morale qui disqualifie la mobilisation.

La CGT renvoie la responsabilité au gouvernement, qui, il est vrai, ne fait pas ce qu’il faudrait pour appréhender les casseurs. Le gouvernement a parié à tort sur l’essoufflement de la mobilisation, et se trouve maintenant contraint de changer de stratégie face à l’obstination de la rue. Mais la CGT a une très lourde responsabilité dans le climat qui règne. Son tract diffamatoire à l’encontre des CRS assimilés à des assassins est une faute gravissime, contre laquelle le gouvernement aurait dû déposer une plainte. Tout comme le sont les vidéos attestant du soutien de certains manifestants de la CGT aux casseurs, l’absence de considération pour les victimes des inondations ou encore le refus de suspendre la mobilisation le temps de l’euro. La CGT est malvenue pour parler de solidarité. Elle prône plutôt le règne du chacun pour soi !

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