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De nombreuses questions se posent après l’épouvantable attentat qui a frappé un couple de policiers à son domicile.

Pourquoi le gouvernement refuse-t-il d’enfermer les islamistes signalés dans des centres de rétention administrative ? Ou à minima de les assigner à résidence, comme la loi l’y autorise, avec obligation de porter un bracelet électronique ?

Pourquoi, également, fragilise-t-il l’état d’urgence (qui court jusqu’au 26 juillet) en autorisant des manifestations qui, chaque fois, dégénèrent et épuisent nos forces de l’ordre ? Ces questions ne peuvent pas être éludées plus longtemps.

De la même façon, le gouvernement doit dresser le bilan des 3 lois anti-terroristes qu’il a fait adopter depuis 2012, et que l’opposition a votées dans un esprit d’unité nationale ; malgré le rejet de la plupart de ses amendements, comme celui relatif à la rétention préventive.

Il est clairement nécessaire de donner plus de moyens à l’Etat pour anticiper la menace. C’est ce à quoi s’emploient les députés (LR) Eric Ciotti et Guillaume Larrivé à travers la proposition de loi qu’ils s’apprêtent à déposer, et dont voilà les principales mesures :

  • Donner au ministre de l’Intérieur le pouvoir d’assigner, dans un centre de rétention fermé, tout individu qui présente une grave menace pour la sécurité nationale, sous le contrôle du conseil d’Etat.
  • Fixer à 15 ans, au-lieu de 10 actuellement, la peine d’emprisonnement pour participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un acte terroriste.
  • Supprimer en matière de terrorisme toute automaticité de réduction de peines, toute possibilité de libération conditionnelle, toute permission de sortie ou placement sous le régime de la semi-liberté.
  • Ouvrir le régime de la rétention de sureté aux terroristes dont le risque de récidive à la sortie de prison est élevé.
  • Durcir les sanctions à l’encontre de ceux qui fréquentent des sites Internet faisant l’apologie du terrorisme ou apporte leur soutien à l’Etat islamique.

Il est temps de hisser notre arsenal judiciaire et répressif au niveau de la menace terroriste que la France doit affronter. Il est grand temps !

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