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La semaine qui débute va voir se jouer un combat entre deux faiblesses. La faiblesse politique du président de la République à la recherche d’une introuvable majorité à gauche. La faiblesse de la CGT qui, malgré à peine 4% d’adhérents chez les salariés, s’emploie à bloquer le pays et à paralyser son économie. Deux faiblesses qui ont en commun de susciter le même rejet de l’opinion. Perdant/Perdant, en somme.

Les  Français refusent d’être les otages de deux illusions. Celle du gouvernement qui consiste à réformer sans mandat, ni majorité et alors que le quinquennat entame péniblement la dernière ligne droite. Celle des blocages exercés par un syndicat ultraminoritaire qui minent la timide accalmie que des facteurs conjoncturels extérieurs (politique monétaire de la BCE et prix du pétrole faible) offrent à la France sur le front du chômage.

Cet épisode de la loi El-Khomri est aussi un avertissement pour l’avenir. Certains sont clairement prêts à tout pour défendre leurs intérêts catégoriels. D’où la nécessité pour la droite de « tout dire avant pour tout faire après », comme le répète à juste titre Nicolas Sarkozy. Sinon qui peut croire un instant qu’un projet politique autrement plus audacieux que celui contenu par la loi El Khomri pourrait échapper au déchaînement des contestations ? L’élection présidentielle ne doit donc pas se résumer au triomphe d’un candidat sur un autre ; elle doit conférer toute sa force démocratique aux principales réformes présentées. C est une condition essentielle pour réussir l alternance en 2017.

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