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Le gouvernement se trouve une nouvelle fois contraint de recourir au 49.3. Après la loi Macron, c’est au tour de la loi El Khomri de devoir être adoptée sans vote des députés. L’exécutif confirme son incapacité à convaincre sa majorité de soutenir ses propres textes. Une quarantaine de députés PS ont engagé un bras-de-fer (entamé dès la fin 2012 à propos du traité budgétaire européen) avec l’exécutif et ne comptent pas lui céder une once de terrain. Rien ne compte plus pour eux que l’idéologie socialiste qui les anime. Qu’importe le chômage de masse. Qu’importe les déficits publics. Qu’importe même les innombrables reculs du gouvernement, qui ont totalement dénaturé l’ambition initiale de la loi Travail. Rien n’y fait, ils se montrent inflexibles et sûrs de leur bon droit.

Mais qu’on ne s’y trompe pas, c’est le président de la République lui-même qui a créé les conditions de ce désastre politique. D’abord parce qu’il a menti sur ses objectifs pendant la campagne présidentielle. Ensuite parce qu’il lance à la fin de son quinquennat des réformes qu’il aurait dû engager dans la foulée de son élection. Enfin parce qu’à force de renoncements et d’atermoiements, chacun a bien compris que François Hollande est un président faible et sans grande conviction. Et qu’il est donc susceptible, à tout instant, de renoncer à un projet pourvu qu’il soit bruyamment contesté.

En définitive, François Hollande n’est pas parvenu à sortir des batailles de courants qu’il affectionnait tant lorsqu’il dirigeait le PS. A une différence près : le 1er secrétaire les remportait toutes ; le président de la République n’en a pas gagné une seule.

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