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La fracture entre François Hollande et le peuple est sans équivalent. Elle a une origine précise : le candidat Hollande a menti à ses électeurs en 2012.

Cette trahison suscite une colère profonde et alimente le rejet du politique. La colère se manifeste dans la rue : Nuit Debout, les manifs anti-loi travail, mais surtout dans les urnes, où le FN réalisent des scores inégalés.

François Hollande a considérablement affaibli l’image présidentielle. Le « Dialogue citoyen » a tourné court. Le président est apparu hors-sol, comme déconnecté du réel. « Ça va mieux » – une formule pensée par ses communicants ! – est une injure faite aux 700 000 chômeurs supplémentaires enregistrés depuis 2012.

L’incapacité du président à tenir le cap de ses réformes a fait le reste. La loi El Khomri n’est plus qu’une addition  de renoncements. Le désastreux épisode de la déchéance de nationalité a cristallisé l’idée selon laquelle son quinquennat était un quinquennat pour rien.

Son propre camp est déjà dans l’après-Hollande. Macron monte sa petite boutique. Valls fait entendre sa petite musique. Le président est démonétisé. Sa parole sonne creux. Son autorité est partout contestée. Au sein de son propre gouvernement, au PS qu’il a dirigé pendant 11 ans, auprès de ses anciens alliés.

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