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Un gouvernement en proie à la peur. La peur d’une jeunesse dont la mobilisation – dans les cortèges contre la loi travail, comme en marge du mouvement Nuit Debout – se solde souvent par des violences et des dégradations. Face au « péril jeune », le gouvernement fait donc marche arrière, et achève de vider la loi travail de son ambition initiale. Oublié le temps où Manuel Valls promettait de déverrouiller le marché de l’emploi. L’opération rétropédalage bat son plein et marque un retour aux fondamentaux socialistes : assistanat et dirigisme.

Le gouvernement entend ainsi imposer aux employeurs une surtaxation des contrats courts. Un dispositif encore flou à ce stade, mais dont la logique punitive garantit d’ores et déjà l’échec. Est-ce par la sanction que le gouvernement compte inciter les patrons à embaucher en CDI plutôt qu’en CDD ? Faut-il tout ignorer des difficultés que traversent nos entreprises pour imposer une mesure aussi contreproductive ?

Par ailleurs, plus à l’aise avec un chéquier qu’avec les réformes courageuses, Manuel Valls a annoncé 500 millions d’euros d’aides publiques pour l’insertion des – de 30 ans.  A défaut d’inciter les patrons à embaucher, le gouvernement espère ainsi convaincre les jeunes de se tenir tranquilles. Au moins jusqu’en 2017…

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