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La question est sur toutes les lèvres depuis que le ministre de l’Economie a lancé son mouvement « En marche ». Elle n’est pas neutre. Admettons qu’Emmanuel Macron ait choisi, en homme libre, de s’affranchir de la majorité à laquelle il appartient. Il tirerait ainsi le bilan définitif d’une incompatibilité entre la gauche archaïque et ses positions d’inspiration libérale. Il s’agirait d’une 1ère étape salutaire vers son émancipation politique. Une 1ère étape seulement. Pour que sa démarche apparaisse parfaitement sincère, il ne lui resterait qu’une chose à faire : quitter le gouvernement. Il ne peut pas, d’un côté, dénoncer les blocages qui minent la société et, de l’autre, être un rouage du système qui les produit. Question de cohérence.
Dans le cas contraire, le soupçon consistant à le présenter comme le poisson pilote de François Hollande en vue de 2017 – ce qu’il ne dément pas d’ailleurs – se vérifierait. Son initiative, en plus d’être vouée à un échec certain (le transfert de popularité n’existe pas), serait totalement disqualifiée et décevrait ceux qui ont cru à sa sincérité.
Chantre du mouvement ou agent électoral d’un François Hollande à bout de souffle ? La question reste à ce jour entière.

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