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L’autorité de l’Etat s’est gravement délitée depuis 2012. Les renoncements successifs  – le dernier en date sur la déchéance de nationalité – ont considérablement affaibli l’action du gouvernement. Une faiblesse qui s’illustre dans le grotesque tête-à-tête engagé avec l’UNEF sur la loi travail.

L’UNEF et sa poignée de militants donnent manifestement le « la » des réformes en France. Son président, heureux diplômé d’une licence de biologie à 27 ans, s’offre même le luxe de faire la leçon au gouvernement. Au sortir d’un rendez-vous qu’il concède  « utile » avec la ministre El Khomri, le syndicaliste juge néanmoins crucial que les « jeunes restent mobilisés » contre la loi. Rendez-vous est même donné, dans la cour du ministère, pour une nouvelle journée d’action. Le représentant auto-désigné de la jeunesse de France est on ne peut plus clair : le retrait du texte, sinon le gouvernement s’expose à un mouvement à répétition (à défaut d’être suivi). Voilà les termes de ce qui s’apparente fort à un chantage !

L’interminable feuilleton autour de la loi El Khomri résume à merveille le quinquennat de François Hollande. On part d’une ambition hors-sol  – le candidat Hollande s’est élevé contre la flexibilité du marché de l’emploi que contenait l’avant-projet de loi -, qui suscite immédiatement l’hostilité d’une partie de la majorité et se conclue en général par un enterrement de 1ère classe. Une séquence maintes fois répétée qui dégrade l’autorité de l’exécutif et ouvre à l’infini le champ des contestations.

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