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De « symbolique », l’augmentation est passée comme par magie à « significative ». Les 5,3 millions de fonctionnaires se verront donc prochainement gratifiés d’une revalorisation de leur point d’indice.
A 14 mois de l’élection présidentielle, François Hollande se rappelle au bon souvenir de ceux qu’il considère comme étant la base de son électorat. Peu lui importe que la mesure coûte à l’Etat 1,8 milliards d’euros par an. Il n’en est plus à cela près en matière de déficits publics… Cette annonce catégorielle ne doit pourtant pas masquer une réalité : le salaire des fonctionnaires est gelé depuis 2010.
Qu’ils revendiquent une revalorisation est donc parfaitement légitime.
Il n’empêche, comme Nicolas Sarkozy l’a parfaitement souligné lors de la convention thématique des Républicains (http://bit.ly/1VbRgE9), aucune augmentation ne saurait intervenir sans une réforme profonde de la fonction publique. Il faut en priorité réactiver la politique à l’oeuvre sous son quinquennat de non remplacement d’au moins un fonctionnaire sur deux partant à la retraire. Il faut également introduire la notion de mérite dans la rémunération des agents. De façon plus globale encore, il faut que la fonction publique participe plus activement à l’effort de productivité du pays.
Cela implique de lever un certain nombre de tabous : temps de travail, avancement à la seule ancienneté, recrutement par concours, etc.

Des questions que le gouvernement a décidé d’occulter pour privilégier une mesure bassement électoraliste et qui aggrave encore les déficits…

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