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L’avant-projet de loi El-Khomri présente des avancées significatives. Certes, le gouvernement  procède par petites touches, et se perd parfois en circonvolutions inutiles, comme s’il voulait dissimuler certains aspects de sa réforme, mais l’essentiel est là : l’étau sur nos entreprises se desserre un peu. La primauté est donnée aux accords d’entreprise en matière de temps de travail, les indemnités prudhommales sont plafonnées, le recours au référendum d’entreprise est introduit en cas de signature d’un accord avec un syndicat minoritaire, les conditions du licenciement économique sont précisées. Bien sûr, tout ceci mérite d’être consolidé, mais l’orientation générale, d’inspiration clairement libérale, est la bonne.

Du moins, pour le moment. Car, depuis la publication du texte, les choses vont de mal en pis. La ministre du Travail n’a pas cru bon attendre l’examen de son projet à l’Assemblée pour brandir la menace d’un recours au 49.3. Il n’en fallait pas moins pour susciter l’ire de très nombreux députés PS, désarçonnés tant sur le fond que sur la forme. Même Jean-Christophe Cambadélis, d’ordinaire fidèle au gouvernement, a déclaré qu’ « il aurait du mal à voter le texte en l’état ». La majorité se disperse façon confettis.

Mais, au fond, une telle désagrégation est-elle si surprenante ? François Hollande n’a-t-il pas été élu sur un programme radicalement différent ? N’a-t-il promis l’inverse de ce qu’il fait actuellement ? Le président de la République apprend à ses dépens qu’un mensonge, fût-il électoral, finit toujours par se payer.

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