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Beaucoup de bruit pour pas grand-chose. François Hollande a beau présenter ce qui pourrait être le dernier gouvernement de son quinquennat comme « une équipe de combat », rien n’y fait : le remaniement ressemble à s’y méprendre à une opération de la dernière chance.

Faute de véritables alternatives à sa gauche (aucun « frondeur » n’a cédé aux sirènes gouvernementales) et chez les écologistes (le débauchage de Nicolas Hulot a échoué), François Hollande a dû se rabattre sur un ancien premier ministre qu’il a lui-même viré 22 mois plus tôt et sur des élus écologistes en rupture de ban avec leur propre parti. EELV a d’ailleurs immédiatement exigé la démission d’Emmanuelle Cosse de son poste de secrétaire nationale. Le symbole d’ouverture a fait long feu. Il a pourtant coûté au Président de la République une concession de taille : l’organisation d’un référendum local sur l’avenir de l’aéroport Notre-Dame-des-Landes.

Pour le reste, rien ne change. La ligne politique, faite de demi-mesures et d’intentions parfois louables mais immédiatement démenties dans les faits, demeure la même et reste donc vouée à l’échec. Et ce ne sont pas les baisses temporaires de cotisations pour les agriculteurs ou les promesses un peu faciles de « souplesse » aux entreprises et de « sécurité » aux salariés qui changeront quoi que ce soit.

François Hollande espère sans doute se donner un peu d’oxygène dans la perspective de 2017. Mais il se trompe lourdement. Ce que les Français attendent, ce n’est pas un remaniement ministériel, mais un vrai changement de politique. Une exigence qui ne semble pas près d’être satisfaite.

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