Suivez-moi sur Twitter
Recevez la newsletter

François Hollande a l’art de transformer l’or en plomb. Sur la révision de la constitution comme sur le remaniement ministériel, il parvient à retourner contre lui deux des plus puissants mécanismes institutionnels à sa disposition.

Dans le 1er cas, le président de la République a réussi le tour de force de provoquer la démission de la Garde des Sceaux, l’implosion de sa majorité et un ressentiment tenace chez de nombreux élus et militants de gauche. Un comble s’agissant d’une réforme qui devait consacrer l’unité nationale.

Dans le 2nd cas, la séquence du « Je ne suis pas candidat(e) à un poste ministériel » n’en finit plus. Phénomène rare en politique, il y a moins d’impétrants que de réfractaires (Hulot, Aubry, Baylet, etc.) à une entrée au gouvernement. Mieux le secrétaire d’Etat aux Transports en poste a indiqué que, pour sa part, il était candidat au… départ.

Faute de mieux, les derniers espoirs de François Hollande doivent se reporter sur des personnalités souvent esseulées qu’une participation à un gouvernement en plein naufrage n’effraie pas outre mesure.

En définitive, l’impopularité de François Hollande est telle qu’il ne parvient pas à tirer avantage des atouts institutionnels que lui confère la Constitution de la 5e République. C’est l’alchimiste contrarié.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *