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La dégressivité des allocations-chômage est une mesure juste et nécessaire, mais à condition qu’elle s’inscrive dans le cadre d’une politique volontariste pour l’emploi. Une fois encore, le gouvernement ouvre un débat annexe et perd de vue l’essentiel.

La dégressivité des allocations-chômage que propose François Hollande – après en avoir formellement exclu le principe en 2014 ! – n’a de sens que si la mesure vient compléter une politique d’incitation à la création d’emplois (baisse des charges, exonération temporaire de cotisations patronales pour les TPE et PME, simplification de la procédure de licenciement, etc.). Elle n’a qu’un effet limité sur un marché du travail qui, faute d’avoir été profondément réformé, n’offre aucun réel débouché. Inciter un chômeur à retrouver au plus vite un emploi est une excellente chose ; encore faut-il qu’il y ait des emplois correspondants à pourvoir.

Alors que le chômage est à son plus haut (3,6 millions de demandeurs d’emploi actuellement sans activité), le projet du gouvernement répond finalement à une autre urgence : contenir les déficits abyssaux de l’assurance-chômage (près de 30 milliards de dette en 2016). A défaut de parvenir à inverser la courbe du chômage, le gouvernement projette de réduire l’indemnisation des chômeurs. Toujours plus nombreux, mais moins bien indemnisés : voilà l’équation qui permettrait de sauver le système. Mais pour combien de temps ?

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