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L’inversion de la courbe du chômage : François Hollande en a fait le juge de paix de son mandat. La condition sine qua non de sa candidature en 2017. Parole de « Moi, Président »

Sauf que, depuis, tout va de travers. Non seulement le chômage ne recule pas, mais il augmente mois après mois. Avec 1,2 millions de chômeurs supplémentaires depuis 2012, la courbe ressemble à s’y méprendre à la topographie d’une étape alpine du Tour de France.

Une chose est acquise : la situation de l’emploi sera nettement plus dégradée à la fin qu’au début du quinquennat. Et, de l’aveu même d’Emmanuel Macron, la dégradation s’accentue encore : « depuis 12 mois, 24 des 28 pays européens ont baissé le chômage. Nous sommes dans les 4 pays européens qui n’ont pas réussi à le faire » (Le Monde 7 janvier 2016).

Un dévissage d’autant plus inquiétant qu’il intervient dans une conjoncture internationale très favorable (prix du pétrole au plus bas et euro faible) et qui profite pleinement à la plupart de nos voisins.

En dernier recours, François Hollande tente un énième plan d’urgence à base d’apprentissage, d’emplois subventionnés et de tripatouillages statistiques… Une fois de plus, l’argent public coule à flots et rien ou presque n’est entrepris pour doper la croissance. Pire, l’inversion annoncée de la courbe du chômage pourrait n’être en réalité qu’un jeu d’écriture comptable (l’inscription en formation faisant sortir le chômeur de la catégorie A qui est la principale référence du taux de chômage). La seule véritable urgence aux yeux du Président, c’est manifestement sa capacité à se présenter en 2017. Quitte, s’il le faut, à faire mentir la vérité elle-même.

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