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Monsieur le Maire, j’espère que vous apprécierez l’effort de concision que nous faisons concernant ces différentes délibérations, qui sont au nombre de 13. Treize projets de délibérations, pas moins, qui concernent des programmes de logements situés dans le 17e arrondissement et qui représentent un montant total proche de 30 millions d’euros.

30 millions d’euros ! Dont plus de 6,5 millions d’euros de subventions de la Ville de Paris, soit pour mémoire, et au moment où nous sommes dans une situation nationale et parisienne de grande inquiétude et de vigilance rouge concernant la situation par rapport aux actes terroristes, ce montant est à mettre en comparaison sur le fait que cela représenterait 94 caméras ou accessoirement une crèche dans ce 17e qui en manque tant.

C’est donc une somme sans précédent, si l’on exclut la grande opération de conventionnement des immeubles de logements intermédiaires des boulevards extérieurs que vous avez menée dans le quartier Champerret-Berthier.

Nous contestons donc la plupart de ces projets de logements au motif qu’ils ne respectent pas les critères d’intérêt général, à savoir qu’ils ne contribuent pas à résoudre la crise du logement lorsqu’il s’agit de logements déjà existant et occupés, et qu’ils ne renforcent pas la mixité sociale lorsque situés en dehors de la zone de déficit en logement social.

Ce sont, en définitive, ce que certains appellent des logements clientélistes, dont le coût exorbitant, au regard de l’absence d’utilité pour la collectivité, ne se justifie que par des considérations de nature politicienne, avec l’éviction d’une population de classe moyenne ou un effet d’aubaine pour les foyers pouvant être maintenus dans les lieux.

Ces opérations se situent dans la droite lignée d’une politique du logement aveugle, qui cherche avant tout à faire du chiffre, quelles qu’en soient les conséquences pour les Parisiens qui y habitent et les finances de la Ville. Nous avons déjà dénoncé les effets délétères de cette politique aussi dogmatique qu’inepte.

Premièrement, ces conventionnements de logements et d’immeubles renforcent dans tout Paris les phénomènes de ségrégation spatiale, et s’opposent à l’objectif de créer de la mixité sociale puisqu’ils visent à concentrer les logements sociaux là où ils surabondent.

Le plus grave est que ce choix est délibéré. Il est en effet mentionné explicitement dans les documents de programmation qui indiquent que les nouveaux logements sociaux seront aux deux tiers réalisés dans les secteurs déjà pourvus.

Deuxièmement, ces opérations captent l’essentiel des crédits du compte foncier de la Ville de Paris, mais également les crédits des autres organismes publics que sont l’Etat et la Caisse des dépôts, quand il ne s’agit pas de la Région, des collecteurs du 1 % patronal ou des fonds propres des bailleurs sociaux.

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