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Anne Hidalgo veut changer les règles du jeu institutionnel à Paris : fusion de la commune et du département, refonte de la carte des arrondissements, compétences en matière de police municipale. Ce projet traduit une ambition claire et assumée : étendre sa capacité d’action et franchir une nouvelle étape dans la relation qu’entretient Paris avec l’Etat.

 

Anne Hidalgo travaille à la rédaction d’une proposition de loi qu’elle souhaiterait présenter au Parlement en début d’année. Une précipitation qui n’est pas étrangère à la naissance, en janvier 2016, de la Métropole du Grand Paris qui absorbera une partie de ses prérogatives. Mais ce qui est plus surprenant encore, c’est qu’à ce stade les maires d’arrondissement n’ont toujours pas été consultés.

Un oubli qui ne peut être involontaire. Et pour cause : le maire de la capitale est désigné par les conseillers de Paris qui sont élus au suffrage universel direct par arrondissement. Anne Hidalgo tire sa légitimité des élus d’arrondissement. Une réforme de cette ampleur ne peut donc se faire sans eux.

 

Nul n’ignore la nécessité de réorganiser les pouvoirs à Paris, et moins encore les maires d’arrondissement qui, les premiers, subissent les incohérences d’un système excessivement centralisé*. Mais cette réforme exige pour réussir un préalable absolu : un débat aussi large que possible, non seulement sur les compétences de la mairie de Paris, mais aussi sur le rôle des arrondissements qui doit impérativement être réévalué.

 

*Comme je l’ai d’ailleurs souligné dans mon essai « Madame le ou la maire ? Appelez-moi Brigitte ? », paru en février 2014.

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