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Anne Hidalgo vient de présenter un plan anti-pollution pour Paris. Enfin du concret !, serait-on tenté de dire après des années de dogmatisme au cours desquelles la lutte anti-voiture a fait lieu de ligne politique unique. Il faut donc reconnaître aujourd’hui que le dispositif d’Anne Hidalgo présente des avancées certaines, notamment avec l’interdiction de circulation des cars et des poids lourds polluants à Paris. D’autant plus certaines que la maire de Paris reprend à son compte des idées venant de l’opposition : l’idée de Nathalie Kosciusko-Morizet de créer une zone à bases émissions ou celle que j’ai défendue dans mon livre d’un abonnement gratuit à Autolib’ ou Velib’ pour ceux qui renoncent à utiliser leur voiture.

Néanmoins de trop nombreuses zones d’ombre demeurent pour considérer ce plan comme vraiment satisfaisant. Et je pense, notamment, à la dimension métropolitaine des enjeux environnementaux qui en est presque totalement absente. Il est illusoire d’imaginer que la situation s’améliorera à Paris si les communes avoisinantes ne jouent pas le jeu. La pollution, comme chacun le sait, ne s’arrêtera pas aux frontières de la capitale. Idem concernant l’implication de l’Etat. Sans politique volontariste de sa part, et notamment en faveur du développement des voitures électriques, de nombreuses mesures présentées par Anne Hidalgo resteront lettre morte.

Pour convaincre, Anne Hidalgo doit encore lever de nombreuses hypothèques. Sans quoi son plan anti-pollution risque de faire long feu.

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