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L’héritage de Bertrand Delanoë comprenait aussi un passif. Et pas n’importe lequel : 400 millions d’euros ! Un trou béant dans les finances municipales qui ne permet pas, aujourd’hui, à la mairie de Paris de boucler le budget 2014.

Si la conjonction de plusieurs facteurs en est à l’origine : baisse de la dotation globale de l’Etat, tassement des recettes fiscales (droits de mutation, CVAE), augmentation de la péréquation (mécanisme de solidarité financière entre les communes francilienne), c’est d’abord à l’imprévoyance de l’équipe dirigeante que l’on doit cette situation pourtant prévue de longue date. D’ailleurs, on se souvient que Nathalie Kosciusko-Morizet avait exhumé une note interne à la mairie de Paris, datée du 22 mars 2013, qui décrivait par le menu les difficultés à venir. Ce qui n’a pas empêché Anne Hidalgo de nier l’évidence avec force, tout au long de la campagne.

Après des années d’opulence (les droits de mutation ont rapporté à la mairie 10 milliards d’euros en 12 ans), Paris en est donc réduite au régime sec. Une diète forcée qui met Anne Hidalgo dans l’embarras. Elle qui a tant promis va devoir faire des choix cornéliens : ou renoncer à certains engagements de campagne (comme l’objectif d’atteindre 10 000 logements neufs par an), ou renier sa promesse de ne pas augmenter les impôts. Toute autre alternative n’est que pur fantasme. Sa volonté, par exemple, de faire payer des loyers à l’Etat pour l’usage des locaux que la Ville met gracieusement à sa disposition relève au mieux d’une certaine forme de naïveté (ou d’ignorance sur la dette de 2000 milliards d’euros de la France).

Cet épisode fâcheux est une injonction faite à la mairie de Paris pour se réformer de l’intérieur. Il faut engager, sur la base d’un audit indépendant (sans cesse promis et jamais réalisé), la chasse aux dépenses inutiles. C’est la seule façon de réduire la voilure budgétaire, tout en veillant à garantir un service public de qualité aux Parisiens.

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Une réponse à Budget 2014 : le cadeau d’adieu de Bertrand Delanoë

  • Hidalgo est une fieffée menteuse , comme son maître l était avant elle …
    Pour faire du  » social » , dans le 15 eme ( arrondissement qui lui a échappé et qu elle déteste , bien qu elle y ait vécu ) , et pour tenir sa promesse électorale de logements sociaux , Anne Hidalgo s attaque aux logements qui ont été financé par le 1°/° patronal , les faisant classer en HLM ( ce qui n a jamais été leur vocation ) , avec des plafonds de revenus maximum ridicules ( 25000 euros annuels ) , confiant la gestion a  » Batigere  » , ( société qui n est pas exempte de tous soupçons ) , triplant les loyer des personnes qui dépassent ces revenus ,( c est a dire tous les locataires concernés , employés , retraités , classes moyenne ) afin de loger des cas sociaux qui lui seront électoralement acquis ….déclenchant ainsi une véritable  » paupérisation du 15 eme…
    Merci la gauche caviar ….

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