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La France connaît actuellement des mouvements de grève qui, bien que différents les uns des autres, présentent néanmoins de nombreux points communs.

Cheminots, chauffeurs de taxi, intermittents du spectacle, tous subissent le même rejet de la part de la population. Une nouveauté chez les Français d’ordinaire plus compréhensifs à l’égard des manifestants. Mais la tolérance a semble t-il assez duré.

Les Français ne supportent plus le corporatisme qui mine notre société. Un corporatisme à ciel ouvert dans les cas qui nous intéressent. Les cheminots s’acharnent à défendre un statut (un agent de conduite de la SNCF prend sa retraite à 55 ans) qui date d’un temps où les trains roulaient au charbon. Les intermittents du spectacle s’accrochent à un régime d’indemnisation chômage ultra favorable (et déficitaire d’1 milliard d’euros). Les taxis refusent toute remise en cause de leur monopole (et mènent une guerre sans merci contre les sociétés de VTC).

Mais qui paie à la fin ? Le citoyen, le contribuable et le consommateur, que nous sommes tous simultanément. Le citoyen privé de son droit fondamental à circuler librement. Le contribuable qui finance à prix d’or les régimes spéciaux. Le consommateur qui, à défaut de concurrence, paie tout plus cher (billet de train, course en taxi, etc.).

L’Etat s’est, en réalité, offert à crédit (autrement dit sur le dos des générations futures) une sorte de paix sociale en distribuant les privilèges aux corporations. Et chacun sait qu’en France un droit nouveau est acquis pour l’éternité. Sauf que le système est à bout de souffle. L’Etat n’est plus en mesure de soutenir pareil train de vie. Il n’y a, cette fois, plus la moindre alternative. Il faut rétablir l’égalité et mettre fin aux privilèges qui fragilisent notre pacte social. Et ça commence maintenant.

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