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François Hollande a joué son Joker en nommant Manuel Valls à Matignon. Au risque de tomber dans le piège qu’il s’est tendu à lui-même en choisissant un Premier ministre beaucoup plus populaire que lui et qui, surtout, ne fait pas mystère de ses ambitions élyséennes. Au risque également d’abattre trop tôt ce qui ressemble fort à sa dernière carte. Quel recours lui restera-t-il si Valls échoue ? Aucun ou presque (la dissolution ?).

A peine nommé et déjà la course contre-la-montre a commencé : vote du pacte de responsabilité en avril, élections européennes en mai. Manuel Valls va devoir réussir tout de suite l’impossible : rassembler une majorité divisée et remontée comme jamais après la dérouillée électorale de dimanche soir. En a-t-il les capacités ? Lui qui ne dispose que d’une base très faible au sein du PS (seulement 5% aux primaires en 2011). Lui qui a toujours donné le sentiment de privilégier sa trajectoire personnelle à la réussite du gouvernement Ayrault.

Cette fois, l’échec d’un de ses ministres sera d’abord le sien. Plus question de se taire, comme ce fut le cas à chaque scandale qui a frappé le gouvernement depuis 2 ans.

Mais déjà les nuages noirs s’amoncellent à l’horizon. L’aile gauche du PS menace de ne pas voter la confiance au gouvernement Valls. Et que feront les écologistes une fois libres de leurs engagements ministériels ? Autant dire que le pacte de responsabilité – la raison d’être de son installation à Matignon – n’est pas voté !

Et puis Manuel Valls n’arrivera pas à passer sous silence son bilan sécuritaire. Les chiffres de la délinquance publiés au début de l’année sont exécrables : explosion des cambriolages, des vols à la tire et des violences. A Paris, nous mesurons chaque jour les effets pervers de sa politique, notamment depuis la suppression des arrêtés anti-mendicité.

L’heure de vérité est arrivée. Manuel Valls ne peut plus jouer sur le registre de la confusion dans lequel il excelle. L’autorité, ce n’est l’apparence d’autorité. L’efficacité, ce n’est pas l’apparence d’efficacité. Au ministère de l’Intérieur, Manuel a soigné les apparences à grand renfort de discours tonitruants et de virées médiatiques dans les quartiers. Mais ses résultats sont mauvais. Voilà la réalité.  Il ne faudrait pas que le changement que promet François Hollande soit de même nature que le bilan de Manuel Valls à l’Intérieur : une apparence, rien qu’une apparence.

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