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20 500 chômeurs de moins (dans la catégorie A où s’inscrivent les personnes qui n’exercent aucune activité, même à temps partiel) en octobre. Une nouvelle qui devrait tous nous réjouir. D’autant que, d’après le gouvernement, ce recul profite d’abord aux jeunes. Mais derrière les annonces plus ou moins savamment orchestrées, la réalité est malheureusement tout autre. Cette baisse est en vérité artificielle. Pour plusieurs raisons.

D’abord parce qu’elle est le résultat du recours massif aux emplois aidés (100 000 depuis le début de l’année). Des emplois qui n’ont « d’avenir » que le nom puisqu’ils ne répondent pas à une demande du secteur privé. Il n’y a pas plus d’emplois marchands à pourvoir ce mois-ci que les précédents (c’est pourtant le seul indicateur sérieux). L’économie réelle est donc au point mort. D’ailleurs, la baisse enregistrée résulte pour les 2/3 de l’embauche de jeunes de moins de 25 ans qui bénéficient en priorité des emplois aidés. Des emplois sous perfusion de l’Etat (donc de nos impôts !) qui doivent d’abord permettre à François Hollande de tenir sa promesse d’inverser la courbe du chômage avant la fin de l’année (même si ses dernières déclarations montrent qu’il doute lui-même d’y parvenir).

Ensuite parce que le gouvernement manipule allègrement les chiffres. 52 600 chômeurs ont ainsi été radiés des listes en octobre. Ils sortent des statistiques de Pôle Emploi, mais n’ont pas pour autant retrouver un emploi. Dans un même ordre d’idée, les 30 000 « formations prioritaires » qui ont été lancées récemment ont permis au gouvernement de sortir ceux qui en bénéficient de la catégorie A.

En étudiant la situation de près et en intégrant toutes les personnes inscrites à Pôle Emploi (dont les catégories B et C où s’inscrivent les personnes qui exercent une activité réduite), on observe que le chômage dans son ensemble a progressé de 0,8% au mois d’octobre.

La baisse du chômage dont se félicite le gouvernement n’est donc qu’un trompe-l’œil. Elle n’est en aucune manière le témoin conjoncturel d’une relance de notre économie (les plans sociaux chez Alstom, La Redoute, Tilly-Sabco, etc. en témoignent). Elle ne signifie malheureusement pas que la France s’engage dans une sortie de crise.

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