Suivez-moi sur Twitter
Recevez la newsletter

La gauche ne manque pas d’air. Alors qu’en moins d’un an elle a perdu tout crédit moral et politique auprès des Français, certains dirigeants du PS s’emploient, de la façon la plus malhonnête qui soit, à répandre l’opprobre qui les touche sur l’ensemble de la classe politique. Le calcul est simpliste : souffler sur les braises du « tous pourris » pour esquiver leurs propres responsabilités.

Le président de la République, lui-même, engage en catastrophe une vaste opération d’ « enfumage » afin de désamorcer par tous les moyens une crise qui empirait de jour en jour. Pendant qu’il annonce des mesures qui, soit existent déjà, soit généralisent la suspicion et le voyeurisme, personne ne s’intéresse plus à l’essentiel, à savoir connaître toute la vérité sur les mensonges d’un ministre-clé du gouvernement Ayrault. Pourtant les questions ne manquent pas.

Pourquoi Pierre Moscovici a-t-il limité le périmètre du recours à la convention franco-suisse d’entraide fiscale à la seule banque UBS et au seul nom de Jérôme Cahuzac (la pratique du prête-nom est monnaie courante en Suisse) ? Pourquoi, dans un souci de transparence, ne s’est-il pas servi de la convention équivalente qui existe entre la France et Singapour pour mener jusqu’au bout ses investigations ? Et pourquoi n’a-t-il pas étendu l’enquête à la période antérieure à 2006, puisque l’évasion fiscale n’est pas nécessairement soumise au régime français de la prescription ? Il est manifeste que l’administration fiscale n’a pas réservé au contribuable Cahuzac le zèle qui fait d’ordinaire sa réputation. Se pose dans ces conditions la question de la nature du soutien dont il aurait pu bénéficier, et provenant de qui.

Et pendant que la presse en est réduite à recenser les déclarations de patrimoine de certains élus  (l’argus de l’automobile n’aura bientôt plus de mystère pour personne !), les affaires Kucheida et Guérini passent par pertes et profits. Les deux barons socialistes (Pas-de-Calais pour le premier et Bouches-du-Rhône pour le second) qui, à l’époque où François Hollande était premier secrétaire du PS, ont érigé le clientélisme au rang de système politique n’auraient pu rêver meilleur paravent médiatique. Jean-Noël Guérini s’est même permis de publier une déclaration détaillée de son modeste patrimoine…

François Hollande cherche à se dépêtrer de ce maelström. Sa parade consiste à salir toute la classe politique pour une faute qui, en réalité, est la sienne (« Moi président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres ») et celle de son camp. Mettre ainsi au banc des accusés les milliers d’élus qui, chaque jour, exercent leur mandat avec probité et rigueur, c’est déshonorer la fonction présidentielle qu’il occupe, à défaut de l’incarner.

Actus en relation

Manuel Valls : un peu plus d’actions et un peu moins de polémiques !

« Populisme » : Manuel Valls n’a désormais que ce mot à la bouche. Quant à sa déclaration …

Le Pass Navigo unique se fera au détriment de priorités autrement plus urgentes

Moderniser le réseau de transports ou céder aux petits calculs politiciens ? Jean-Paul Huc …

Les vraies raisons de la nouvelle politique tarifaire d’Anne Hidalgo

Anne Hidalgo a décidé de faire les poches aux familles ayant de « très hauts revenus ». El …

RETARD DANS LE PROLONGEMENT DE LA LIGNE 14 : LA MAIRIE DE PARIS AUX ABONNES ABSENTS

Brigitte Kuster a posé aujourd’hui la question d’actualité du groupe UMP au conseil de Par …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *