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Brigitte Kuster se réjouit que la Ville de Paris ait enfin décidé de mettre un terme à la relation contractuelle qui la lie à la société Cofida pour la fourniture et la livraison de denrées alimentaires dans les crèches parisiennes.

La maire du 17e avait exigé, lors du précédent conseil de Paris, que Bertrand Delanoë dénonce le contrat avec cette société qui, par deux fois en l’espace d’une semaine, avait livré dans une crèche du 17e des lots de poulet périmé et dans une autre un stock de fromages avariés. Une exigence qui, plus d’un mois plus tard, a finalement été entendue puisque la direction des familles et de la petite enfance de la Ville de Paris vient de publier une délibération (qui sera soumise au vote du conseil de Paris le 25 mars) demandant l’annulation pour faute grave du marché attribué à Cofida et qui est en cours d’exécution depuis le 2 janvier dernier.

Les motifs à l’appui de cette décision font froid dans le dos tant les griefs à l’encontre de Cofida sont nombreux. Ils affectent l’ensemble de la prestation : depuis l’absence de livraison de certaines denrées, jusqu’à la non-conformité de la facturation et en passant, donc, par la fourniture de produits impropres à la consommation.

Un constat d’huissier, intervenu le 26 février, démontre par ailleurs que, malgré un courrier d’injonctions (le 11 février) de la Ville de Paris, les mauvaises pratiques n’ont jamais cessé (en cause ici le poids réel des produits livrés qui est inférieur à celui facturé). Le scandale du poulet périmé n’est en réalité que la face visible d’un système manifestement opaque où le profit prime clairement sur l’intérêt des enfants.

Devant autant de dérives – à une telle échelle il ne s’agit pas seulement de négligences : une trentaine d’incidents (logistiques et touchant directement à la nourriture) ont tout de même été observés entre le 2 janvier et le 1er mars -, l’annulation du marché est certes nécessaire mais n’est pas en soi une finalité. Beaucoup de questions demeurent sur la manière dont sont attribués les marchés de la Ville de Paris, et notamment lorsqu’ils concernent l’alimentation des tout-petits.

Brigitte Kuster demandera, lors du conseil de Paris, que le prochain marché prévoie des contrôles à priori des sociétés candidates par les services compétents (direction générale de l’alimentation, etc.) et les personnels des crèches eux-mêmes qui devront être associés étroitement aux consultations. Il en va de la qualité et du sérieux d’un service public sur lequel comptent tant de familles parisiennes.

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