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Il n’y a pas d’enjeu plus grand pour Paris que celui du Grand Paris. Paris vit à l’étroit dans ses 105 km2, dos tourné aux communes voisines. Bertrand Delanoë n’a pas compris – ou trop tard – que les solutions aux problèmes des Parisiens sont à chercher aussi bien à Paris qu’à l’extérieur.

La pression démographique parisienne, la plus forte d’Europe, engendre une concentration de difficultés : logement, transport, propreté, pollution atmosphérique, etc., qui rendent la vie impossible à de plus en plus de Parisiens, principalement issus des classes moyennes. Des problèmes auxquels la Ville de Paris ne peut répondre seule. Que peuvent 4000 nouveaux logements sociaux par an quand 126 000 demandes restent en souffrance ? Paris doit vivre avec la métropole et plus contre elle.  

C’est toute l’affaire du Grand Paris. Comme je regrette aujourd’hui la malveillance avec laquelle le gouvernement traite cette réforme pourtant considérable de l’ère Sarkozy. Mais quelle idée a bien pu inspirer à François Hollande la nomination de Cécile Duflot à la tête du ministère en charge du Grand Paris ? J’ai souvenir alors que nous siégions au conseil régional de ses prises de position excessives contre ce projet. Et voilà qu’elle est chargée de le mettre en œuvre…

Depuis sa nomination et avec l’appui constant du Premier ministre, Cécile Duflot souffle alternativement le chaud et le froid sur l’avenir du Grand Paris. Une manière toute « hollandaise » d’enterrer peu-à-peu la réforme. Les socialistes d’ordinaire si prompts à dépenser l’argent public sont, sur le sujet, pénétrés du souci de faire des économies. Si je reconnais volontiers l’obligation pour l’Etat de réduire drastiquement ses dépenses – et j’attends qu’il le fasse partout où c’est nécessaire ! -, je pense néanmoins que cette réforme mérite qu’on lui accorde les moyens de son existence. Car en réalité le Grand Paris est moins une dépense qu’un investissement pour l’avenir.

Il s’agit tout de même de créer un réseau de transport ultramoderne de 200km afin de relier entre elles dix zones d’activités réparties à travers toute l’Île de France. Un réseau dont le cœur sera Paris avec, notamment le prolongement des lignes 11 et 14. Que sont 30 milliards d’euros – budget qui sera probablement amputé de 4 milliards cette semaine – au regard des 800 000 emplois nouveaux que le Grand Paris est susceptible de créer en Île de France d’ici 2025. Cette réforme est un instrument de croissance qui peut, à elle seule, aider la France à sortir de l’ornière économique dans laquelle elle se trouve.

Nous avons en partie échoué à défendre cette vision qui a été injustement caricaturée par une partie de la gauche.  Le Grand Paris n’est pas qu’un nouveau métro en rocade, c’est avant tout une réforme urbanistique au sens où l’aménagement tend à créer des dynamiques territoriales d’avenir : une cité financière à la Défense, un cluster scientifique et technologique à Saclay, un territoire de la création à Saint-Denis Pleyel… Des dynamiques qui convergeront toutes vers Paris. Telle est la vision originelle, celle qu’a initiée Nicolas Sarkozy et que nous devons nous réapproprier.

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