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Bertrand Delanoë a choisi de se montrer sous son vrai visage, inflexible. Alors que près de 80% des personnels des écoles primaires parisiennes sont en grève, le maire de Paris répète qu’il mènera à son terme la réforme des rythmes scolaires, et ce dès la rentrée 2013.

Ce projet du gouvernement vise à raccourcir de 45mn les journées (lundi, mardi, jeudi et vendredi) pour permettre aux élèves de participer à des activités périscolaires. Sans toutefois que soit réduit le temps d’enseignement hebdomadaire (24 heures) dédié à l’apprentissage des fondamentaux. C’est le retour à la semaine de 4,5 jours et la fin du mercredi matin chômé.  

Cette réforme n’est pas anodine. Elle touche non seulement aux rythmes scolaires, mais aussi et surtout à l’organisation des familles, ainsi qu’au fonctionnement des collectivités qui prendront à leur charge les activités périscolaires. Tout ceci aurait mérité mieux que ce simulacre de concertation qu’organise le maire de Paris dans les arrondissements acquis à sa cause (et uniquement !).

Ce débat fondamental est maintenant plus que compromis. A vouloir passer en force, Bertrand Delanoë et le ministre de l’Education ont donné le bâton pour se faire battre. Les syndicats d’enseignants, qui n’ont plus à faire la preuve de leur savoir-faire en matière de corporatisme, ont désormais toute latitude pour dénoncer une réforme « précipitée et mal préparée ». Et force est de constater qu’ils ont raison sur la forme.

Pas de méprise. Je n’accorde aucun crédit au combat de certains syndicats qui protègent leurs propres intérêts, mais je regrette que le maire ait lancé cette réforme sans rien dire – ou si peu – du projet périscolaire, du renforcement des moyens humains (les écoles parisiennes manquent déjà d’animateurs), et de la compensation financière apportée par l’Etat à la Ville (le maire avance le chiffre de 6 millions d’euros sans guère être convaincu)… Je ne sais même pas, en tant que présidente de la Caisse des écoles du 17e, ce qui est envisagé pour financer le surplus prévisible de repas dans les cantines le mercredi ? ! 

Dans cette affaire, Bertrand Delanoë n’aura finalement réussi qu’une seule chose : mettre tout le monde d’accord contre son projet. Les difficultés de notre système scolaire, que pointe chaque année le rapport de l’OCDE et qui sont indignes de la 5e économie du monde, auraient mérité bien autre chose !

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