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« La taxe professionnelle (TP) est un impôt stupide », disait-on. Que dire alors de la contribution foncière des entreprises (CFE) ? Cette taxe, dont le montant est fixé par chaque commune, est destinée à compenser en partie la suppression en 2010 de la TP. Mais certains maires ont, malheureusement, confondu compensation et matraquage fiscal. C’est le cas à Paris où les entreprises reçoivent actuellement des avis d’imposition CFE qui ont parfois triplé en l’espace d’un an !

Cette politique fiscale, voulue par le maire de Paris, est parfaitement irresponsable puisqu’elle affecte d’abord les TPE et les PME qui sont déjà terriblement fragilisées par la crise. 

Brigitte Kuster, maire du 17e, demande à Pierre Moscovici, ministre des Finances, d’empêcher que de telles augmentations puissent se reproduire et de rappeler à l’ordre les maires qui pratiquent des barèmes abusifs, ce qui est incontestablement le cas de Bertrand Delanoë. Les commerçants, les artisans et les dirigeants de TPE et PME ne se satisferont pas des récentes annonces du ministre qui promet d’accorder des délais de paiement supplémentaires. Il doit aller beaucoup plus loin.

Par ailleurs, si le principe de la compensation ne doit pas être remis en cause, le système doit être néanmoins profondément réformé dans le sens d’une meilleure prise en compte des facultés contributives de chaque entreprise. Taxer systématiquement les TPE-PME, comme le fait le maire de Paris,  ne peut conduire à terme qu’à l’affaiblissement du tissu économique parisien.

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