Mendicité agressive : Manuel Valls ne prend pas la mesure de la situation
Brigitte Kuster, maire du 17e, regrette que Manuel Valls n’ait pas pris toute la mesure des difficultés que rencontrent les habitants et les commerçants confrontés à la mendicité agressive. Un phénomène qui est essentiellement le fait de réseaux mafieux d’origine roumaine.
Dans la réponse que le ministre de l’Intérieur adresse aujourd’hui au sénateur Pierre Charon, qui l’avait saisi suite à la non-reconduction des arrêtés anti-mendicité sur les Champs Elysées, au Louvre et à proximité des grands magasins, Manuel Valls estime que les arrêtés préfectoraux n’ont pas fait la preuve de leur efficacité.
Le ministre préconise en lieu et place l’approfondissement de la coopération entre la France et la Roumanie, le renforcement des effectifs de police et la prise en charge sociale des enfants livrés à eux-mêmes dans les rues de Paris.
Personne ne remet en cause ces orientations, qu’avait d’ailleurs initiées le précédent préfet de police, Michel Gaudin. Mais toutes s’inscrivent dans le long terme. Les arrêtés anti-mendicité offraient, quant à eux, aux policiers un cadre d’interpellation et de sanctions efficace pour lutter au quotidien contre le phénomène.
L’un ne va pas sans l’autre.
Brigitte Kuster regrette que l’Etat se prive d’un moyen d’action supplémentaire qui a fait la preuve de son efficacité et qui complète un dispositif législatif qui n’est pas satisfaisant.

