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Le président de la République a rouvert le débat sur l’euthanasie. Il l’a fait à la façon qui est la sienne d’aborder les sujets compliqués : tout en contournements. Mais derrière les silences du président – il n’a même pas osé prononcer le mot -, on devine que l’euthanasie va devenir une réalité en France.

Cette question fondamentale dépasse la seule possibilité pour un malade de demander la mort à autrui, elle interroge la nature même de la société qui est la nôtre. Choisir l’euthanasie, c’est à mes yeux répondre de manière négative à la question suivante : « Que voulons-nous faire du progrès dont nous sommes les héritiers et que nous devons poursuivre ? ». Introduire la mort dans le processus, qui jusqu’alors n’a eu comme seul et unique but que d’améliorer la vie, ne risque t-il pas de le briser ? La médecine, celle du serment d’Hippocrate, peut-elle retourner l’arme contre elle sans risquer de se perdre ?  

Mais s’opposer à l’euthanasie ne suffit pas. Il faut développer les soins palliatifs pour répondre à la souffrance des patients et de leurs familles. A la façon du Plan Alzheimer lancé par Nicolas Sarkozy, François Hollande doit à son tour engager une réflexion globale et des moyens sur la question de la fin de vie. Mais il faut le faire sans sortir du cadre qu’impose actuellement la loi Léonetti et qui préserve l’équilibre entre l’interdiction stricte de l’euthanasie et le refus de tout acharnement thérapeutique.

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