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Jean-François Copé plaide coupable : moins de 30% de femmes ont été investies par l’UMP aux législatives. Une situation qu’il justifie par le nombre importants de sortants (317 députés) et par l’ancrage local très fort de beaucoup d’entre eux. L’UMP n’est donc pas en conformité avec la loi, loin s’en faut et devra à ce titre acquitter une amende qui devrait amputer près du quart de sa dotation publique.

Je reconnais volontiers la difficulté de l’exercice qui incombe au Secrétaire général, mais j’estime qu’accorder la prime absolue aux sortants s’avère néfaste au renouvellement à droite, qui doit pourtant être la priorité. Chacun sait que certains parlementaires devraient, compte tenu de leur âge et/ou du nombre de mandats consécutifs à leur actif, passer la main à la génération plus jeune. C’est ce qu’ont fait Roselyne Bachelot et Françoise de Panafieu, alors que toutes deux auraient parfaitement pu se représenter.

Face à une gauche qui a su se renouveler (29 ministres n’ont jamais participé à un gouvernement), l’UMP doit proposer un nouveau visage, plus jeune et moderne. Prendre les mêmes et recommencer, ce n’est pas ce qu’attendent nos électeurs qui espèrent avant tout un sursaut, notamment à Paris où le renouvellement à l’UMP est primordial.

Ma situation est en tout point révélatrice du malaise qui règne actuellement à l’UMP. Je suis maire du 17e depuis 4 ans, élue de Paris depuis 2001, j’ai le soutien de la députée sortante Françoise de Panafieu, je suis membre du Bureau politique ; pourtant je n’ai pas été investie dans la 4e circonscription qui se situe pour les deux tiers dans le 17e. La commission d’investiture, malgré l’opposition de certains de ses membres, a préféré Bernard Debré, député du 16e, âgé de 68 ans, qui détient la palme de l’absentéisme au Conseil de Paris, et qui, en prime, n’habite même pas la circonscription. Quel ancrage local !

Je pourrais être en guerre contre mon parti qui a choisi de ne pas investir une seule femme dans les circonscriptions favorables à la droite à Paris, il n’en est rien. Je suis fidèle à mes convictions et je mène campagne pour que nous l’emportions au mois de juin. Je suis convaincue que le travail de terrain et la proximité valent n’importe quelle étiquette, surtout dans une circonscription qui a voté à 75% pour Nicolas Sarkozy. Il n’y a aucun risque que la gauche l’emporte. Les électeurs auront, enfin, un véritable choix à droite. Celui du passé et de l’immobilisme ou celui de l’avenir à droite. S’ils font le choix de l’avenir, alors je serai la seule femme de droite députée de Paris.

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