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Il nous avait promis le bruit et la fureur. Jean-Luc Mélenchon s’est pourtant emmuré dans un silence très inhabituel. Les résultats du 1er tour, très en-deçà des derniers sondages, ont certes douché ses espoirs les plus fous. Si Mélenchon atteint un score conséquent, il ne parvient effectivement pas à exploser le plafond de verre. Ses 11% n’excèdent pas l’addition des voix Laguiller, Besancenot et Buffet de 2007. La gauche extrême ne pèse pas plus que par le passé, mais elle est rassemblée. Ce qui change tout, notamment en matière de reports de voix et de petits marchandages…

Mélenchon appelle à voter Hollande. Et il le fait sans condition. Du moins c’est ce qu’il dit. Après plusieurs mois au cours desquels le leader du Front de Gauche a tapé sur la « gauche molle » qu’incarne Hollande à ses yeux, il retourne au panier sans broncher. Quel revirement ! Tout juste une prudente réaction pour prévenir Hollande contre la tentation de courir après les voix de Marine Le Pen. « C’est nous qui décidons à gauche et dans le pays », proclamait-il dimanche soir. On en est décidément très loin. 

Que dissimule une telle stratégie ? On sait que Mélenchon aspire à devenir député, lui qui n’a jamais siégé à l’Assemblée nationale. Le Palais Bourbon lui offrirait assurément une scène à la mesure de ses excès. Le 10e arrondissement, là où il vote et où Cécile Duflot a également posé ses valises – ça promet ! -, pourrait dit-on l’accueillir, même si son score à Paris est tout juste dans la moyenne nationale. On sait aussi que Mélenchon veut un groupe parlementaire Front de Gauche. Autant de désirs que seul le PS est en mesure de satisfaire. En retour, que François Hollande peut-il bien attendre de son nouvel ami, si ce n’est son silence ? Un silence utile à ses ambitions certes, mais un silence coupable puisque rien n’unit le Front de Gauche au PS, hormis un antisarkozysme écervelé sur lequel on ne bâtit rien…

Après s’être rêvé en fer-de-lance d’une extrême gauche conquérante, Mélenchon finit à la remorque de François Hollande, son ennemi de toujours ! Triste trajectoire.

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