Pollution à Paris : le terrible échec de Bertrand Delanoë
Jamais Paris n’a été aussi pollué qu’aujourd’hui. Depuis le début de l’année, la pollution atmosphérique a franchi les seuils d’alerte durant 24 journées.
Les élus Europe Ecologie donnent actuellement de la voix – est-ce la voix du désespoir face au désintérêt que suscite la campagne d’Eva Joly ? – pour dénoncer les risques sanitaires qu’encourt la population. Ils évoquent même la « non-assistance à personne en danger » de la part des pouvoirs publics.
Les Verts sont conformes à ce qu’ils ont toujours été : beaucoup d’esbroufe et peu de solutions, même s’il faut leur reconnaître le mérite de se saisir du sujet au moment où le développement durable semble, à tort, passé de mode dans l’opinion.
Reconnaissons tout de même que leur position est pour le moins osée. Ne sont-ils pas aux affaires de Paris depuis 2001 ? Ne sont-ils pas, à ce titre, coresponsables du bilan écologique qu’ils jugent eux-mêmes catastrophique. Où est la politique du maire de Paris en matière d’écocitoyenneté ?
Accuser à grands cris l’Etat de ne pas abaisser de 10km/h la limitation de vitesse sur le périphérique ne suffira pas à les dédouaner de leurs échecs.
Bertrand Delanoë et ses adjoints écologistes ont échoué malgré l’opportunité formidable que leur offrait le Grenelle de l’Environnement, notamment en matière d’isolation du bâti ancien qui est le premier foyer de pollution en Île de France.
La politique écologique de Bertrand Delanoë et des Verts est à l’image de tout le reste : séduisante au premier abord, inefficace et désordonnée à la réalisation. Ils sont parvenus, en 10 ans, à faire de l’espace public parisien un véritable capharnaüm : incapacité à gérer l’explosion du nombre de deux roues, ralentissement de la circulation (sans pour autant obtenir une réduction significative du nombre de voitures) qui est un facteur de pollution atmosphérique déterminant, saleté de nos rues, et j’en passe…
Il ne suffit pas de vouloir changer les choses, il faut s’en donner les moyens.

