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La question de la place des traditions religieuses en France a été relancée de manière spectaculaire par les déclarations de François Fillon sur la viande halal et casher. Des déclarations qui lui valent aujourd’hui un procès en intolérance, sans doute très exagéré au regard de l’attachement qui a toujours été le sien pour la liberté de culte, et qui, au-delà, interrogent le rapport éminemment complexe entre l’Etat et les religions.  

Le rôle de l’Etat c’est de garantir la liberté religieuse et donc de protéger les traditions qui sont un moyen d’expression de la foi. L’Etat sort donc clairement de ses prérogatives lorsqu’il émet un jugement sur la non-conformité supposée d’une tradition religieuse avec l’époque, la technique ou avec n’importe quel autre critère. D’ailleurs, on voit mal ce que deviendrait une tradition conforme à la modernité.  

L’Etat doit donc permettre aux Juifs et aux Musulmans de France de s’alimenter conformément à leurs traditions religieuses. Par contre, l’Etat doit imposer que les établissements qui pratiquent à la fois un abattage classique et rituel disposent de deux chaînes de production et de commercialisation distinctes. L’étiquetage de la viande doit également permettre l’information du consommateur sur la méthode d’abattage pratiquée. Autrement dit, chacun doit pouvoir s’alimenter en toute connaissance de cause. Seule la transparence est susceptible de garantir le respect de chacun, quels que soient sa religion et ses opinions.  

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