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Brigitte Kuster a publié sur le site Newsring, créé et dirigée par Frédéric Taddéi, une tribune où elle défend la position de Nicolas Sarkozy à propos de l’introduction d’une dose de proportionnelle aux législatives.

Nicolas Sarkozy s’est prononcé, hier à Marseille, pour l’introduction d’une dose de proportionnelle aux élections législatives. S’il peut paraître parfois technique et abstrait, ce sujet est pourtant fondamental puisqu’il touche au cœur même de notre démocratie : la représentation nationale.

Le mode de scrutin majoritaire et uninominal à deux tours est, conformément à l’esprit des fondateurs de la 5e République, une façon efficace de dégager des majorités parlementaires stables, et d’empêcher le gouvernement des partis. Il s’agissait, en 1958, de tourner définitivement la page de la 4e République et de l’instabilité gouvernementale chronique qui la caractérisait.

Et le système a fonctionné et fonctionne d’ailleurs toujours. Il faut redire notre attachement à ce modèle électoral qui assure la stabilité politique depuis 60 ans. Mais on ne doit pas pour autant fermer la porte aux améliorations démocratiques qui s’imposent. Nicolas Sarkozy a d’ailleurs, au cours de son quinquennat, renforcé les pouvoirs du Parlement et ouvert aux citoyens une voie de recours devant le Conseil Constitutionnel. Ces réformes ne correspondent pas à l’esprit initial de la 5e République, ont-elles pour autant affaibli nos institutions ? Non, elles les ont même renforcées en les adaptant aux enjeux de notre époque.    

Une dose de proportionnelle aux législatives permettrait à la fois la représentation de courants de pensée importants et d’éloigner les combines politiciennes. Sur ce dernier point, l’accord PS / Europe-Ecologie est un cas d’école. La présence des écologistes à l’Assemblée nationale est conditionnée au bon vouloir du PS qui, en échange de leur soutien au 2nd tour des présidentielles, « réserve » des circonscriptions aux candidats d’Europe-Ecologie (contre lesquels aucun socialiste ne se présentera). On a donc assisté à un véritable marchandage électoral qui a consisté, notamment, à sacrifier la filière nucléaire et ses salariés au profit d’ambitions partisanes. Ces méthodes sont indignes d’un grand parti de gouvernement.

De la même manière, il faut permettre aux formations telles que le Modem ou le FN de disposer d’une représentation nationale plus conforme à leur poids politique dans l’opinion. S’agissant du FN, l’introduction d’une dose de proportionnelle par François Mitterrand, en 1986, a permis l’élection de 36 parlementaires frontistes. Peut-on dire pour autant que la démocratie fut menacée un seul instant ? Bien sûr que non. Il est toujours plus facile de combattre un adversaire politique lorsqu’il évolue dans le système démocratique plutôt qu’à l’extérieur.  

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