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Faut-il aider Marine Le Pen à obtenir les 500 parrainages qui lui sont nécessaires pour se présenter à l’élection présidentielle ? Le sujet s’est invité dans le débat politique et promet d’agiter la campagne jusqu’au 16 mars, date-limite du dépôt des parrainages. Voire au-delà…

Si la question de la représentation d’un courant de pensée à l’élection présidentielle est légitime, la façon d’y répondre de certains responsables est douteuse.

Dernier en date, François Bayrou qui propose que les grands partis se réunissent afin d’organiser la distribution des 150 parrainages manquants à la candidate du FN (sans d’ailleurs que personne ne connaisse la réalité de sa situation).

Comment peut-on imaginer Martine Aubry et Jean-François Copé se répartissant les signatures d’élus locaux destinées à Marine Le Pen ? Untelle pour toi, une autre pour moi ! François Bayrou propose ce qu’il dénonce pourtant sans relâche : la République des marchandages d’arrière boutique. Cette position témoigne, d’autre part, du très peu de considération dans laquelle il tient les élus locaux, assimilés à des moutons de Panurge obtempérant sans broncher aux ordres de Paris.

La loi du 6 novembre 1962, qui organise l’élection présidentielle, est la même pour tous les candidats. Personne n’imagine que l’on puisse changer la règle du jeu à 70 jours des échéances, et au seul bénéfice d’une candidature. Reste à Marine Le Pen une voie de recours contre cette loi : la question prioritaire de constitutionnalité (procédure introduite dans la Constitution par Nicolas Sarkozy lui-même !) Le FN a d’ailleurs saisi le Conseil Constitutionnel sur la légalité de la publication des noms des signataires. Les Sages se prononceront très prochainement sur la validité de cette disposition.

La prochaine majorité quelle qu’elle soit pourra et devra changer la loi afin de garantir le pluralisme. L’UMP réfléchit déjà à un système de parrainage citoyen qui permettrait, à la fois, d’éliminer les candidatures farfelues et d’assurer à de véritables courants d’opinion sans élus locaux l’accès  à l’élection présidentielle. Cette proposition serait pour moi la plus équilibrée et répondrait aux attentes de chacun.  

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