UMP : Parti anti-parité
Face à la colère des femmes non investies par l’UMP dans les 6 circonscriptions parisiennes favorables à la droite, les dirigeants du parti répétaient à l’envi que la parité ne s’envisage qu’à l’échelle nationale et non à celle d’une seule ville, fût-elle la capitale. Paris n’est pas la France, et sa situation ne doit pas occulter les efforts accomplis par l’UMP partout ailleurs. Voilà pour les discours.
A la veille du conseil national qui validera les investitures aux législatures, les chiffres sortent et ils sont éloquents : 28% de femmes ont été investies par l’UMP sur l’ensemble du territoire, à peine plus d’un quart des candidats. Voilà pour les faits.
Il est d’ores et déjà acquis que l’UMP devra acquitter aux alentours de 4 millions d’euros d’amendes pour non respect de la loi sur la parité, dont il faut rappeler qu’elle ne s’applique qu’aux candidatures et non au nombre d’élues…
Mais au-delà des chiffres, ce qui est inquiétant c’est que l’UMP est le parti le moins scrupuleux en matière de respect de la parité. Le PS, qui compte aussi de nombreux sortants et beaucoup de barons locaux, atteint quasiment la parité avec 49% de femmes investies, EELV s’engage même à l’atteindre en nombre d’élues. Même le FN fait beaucoup mieux que l’UMP.
Rien ne justifie qu’un tel traitement soit réservé aux femmes. S’il est partout admis que les femmes ne sont pas une minorité – elles représentent plus de la moitié de l’Humanité -, elles sont traitées comme telle au sein de l’UMP : « La parité est un objectif noble mais difficile à atteindre ; c’est promis on fera mieux la prochaine fois ». Ces incantations de nos dirigeants ne marchent plus. Les femmes ont décidé de résister. A Paris et ailleurs, elles seront nombreuses à se présenter dans leur circonscription sans l’étiquette de l’UMP.

