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LE FIGARO, le 10 décembre – Jean-Louis Borloo s’est retiré de la course à l’Élysée. Mais n’a pas pris sa retraite politique. Il a souhaité en faire la démonstration avec la deuxième édition de son Dîner de la République qu’il organisait hier soir à Paris. Sans retrouver ni l’affluence, ni l’effervescence de l’anniversaire de la loi de 1905, célébré l’année dernière quelques jours après sa sortie du gouvernement.

L’enjeu, alors, était de susciter un appel fort à sa candidature. Ce projet abandonné, Borloo se projette dans l’après. Le temps d’une « République capable de rassembler toutes ses forces» , comme il l’a défendu devant quelque 500 invités: «Je ne parle pas ici de débauchage ou d’un accord politique de quelques ministres d’ouverture mais d’une véritable union sacrée sociale, républicaine et solidaire, d’une alliance entre tous les progressistes et tous les optimistes. »

« Un espace pacifié »
Son dîner est « en pleine campagne électorale, un espace pacifié, au-dessus de la mêlée» , assure-t-il. À la table d’honneur, la copine Fadela Amara et le ministre du Nouveau Centre Maurice Leroy, qui ne se parlent plus. Dans la salle, les UMP Brigitte Kuster et Claude Goasguen, qui ne sont pas toujours sur la même ligne. Non loin, le nouveau sénateur de Paris Pierre Charon, rebelle de l’UMP finalement réintégré dans le parti présidentiel, ou la sénatrice centriste Fabienne Keller, UDF de coeur et de racines et UMP de raison. Jean-Christophe Fromentin, maire de Neuilly-sur-Seine et conseiller général des Hauts-de-Seine, qui s’est construit au coeur des terres sarkoziennes, contre les voeux du président.

À la tribune, trois autres figures, « libres et engagées »comme l’annonce Jean-Louis Borloo dans une publicité à peine déguisée à son dernier livre. Le président de SOS-Racisme Dominique Sopo, d’abord, fortement applaudi quand il regrette « l’utilisation d’un discours républicain » , celui sur la laïcité notamment, « à des fins pas très républicaines » . Le cofondateur de Médecins sans frontières Xavier Emmanuelli, aujourd’hui rallié à Eva Joly. Puis l’ancien sherpa de François Mitterrand. Jacques Attali, auquel Nicolas Sarkozy avait confié une mission sur la libération de la croissance.

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