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LE PARISIEN, le 4 janvier 2011. Les cartes de voeux foisonnent dans les boîtes aux lettres. Les élus souhaitent la bonne année à leurs administrés, en provoquant, au passage, des polémiques à propos du coût et de l’utilisation « politique » de tels faire-part. 12000 €. C’est ce qu’ont coûté les cartes de voeux des conseillers de Paris aux caisses de la Ville. « Entre 2007 et 20 Il, les efforts cumulés (dématérialisation) ont permis une réduction totale du coût de 93,7% des cartes de voeux proposées aux conseillers de Paris », explique-t-on à l’Hôtel de Ville. En plus des cartes de voeux électroniques, les élus peuvent bénéficier de cartes en papier. Mais, «dans la limite de moins de 3000 exemplaires pour le maire, 2000 pour ses adjoints et les présidents de groupe politique », précise-t-on à la mairie. Quant aux conseillers, ils ont droit à 1000 cartes contre 2000 sous la mandature précédente.

Des maires d’arrondissement moins restreints.
Finançant les cartes de voeux avec leur propre budget, les mairies d’arrondissement vont bien au-delà de ces chiffres et n’hésitent pas à innover. Ainsi, la mairie du IVe a imprimé 7000 cartes pour un arrondissement qui compte environ 28000 habitants. Des faire-part illustrés par une photographie de l’artiste Fabien Chalon. Un travail effectué « à titre gracieux », assure Dominique Bertinotti, la maire du IVe.

Une utilisation « politique »?
Illustrée avec le « Lion » de la place Denfert-Rochereau tenant une rose dans la gueule, la carte. de voeux du maire PS du XIVe porte une citation de François Mitterrand: « L’égalité n’est jamais acquise, c’est toujours un combat. » Cette citation inscrite au dos d’une carte de bonne qualité a hérissé les poils de certains habitants et de l’opposition locale. « C’est un mélange des genres, de la politique politicienne aux frais du contribuable », avance Marie-Claire Garrère-Gée, conseillère de Paris UMP. « J’assume totalement. Je suis un élu politique et un maire de gauche », affirme Pascal Cherki, maire du XIVe, qui ajoute: « Je suis content que ma carte ne laisse pas de marbre. Mitterrand est toujours une valeur sûre. » Tirée à 20000 exemplaires, sa carte a coûté 3500 €.

Remous dans le XVIIe.
Dans le XVIIe, la carte est illustrée par un panorama de l’arrondissement. « J’ai envoyé 5000 cartes à mes administrés pour un budget de 3500 €. C’est 10000 € de moins que l’année dernière. J’ai divisé le nombre d’envois par 4 en installant 10 banderoles dans la rue », souligne Brigitte Kuster, maire UMP du XVIIe, qui assure que l’Hôtel de Ville « souhaite les voir disparaître ». A la mairie centrale, on assume: « Elle n’en a pas fait la demande au service de la voirie. Et c’est interdit. par le Code de la route. »

B.C. avec B.H.

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