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Répéter à l’envi le mot « social » ne suffit pas à faire une politique plus juste. Anne Hidalgo le démontre au moment où elle accuse les 5 maires d’arrondissement, qui refusent d’appliquer la nouvelle grille de tarifs de cantine scolaire, de « léser les familles fragiles ».

Puisque l’heure est à la rentrée et qu’Anne Hidalgo semble fâchée avec les mathématiques, un point chiffré de la situation s’impose. Dans le 17e, la tarification actuelle s’échelonne, selon le quotient familial, de 0,20 à 3,75 euros par repas. Dans ces conditions, comment peut-on décemment parler d’atteinte aux familles modestes ?

Selon le projet de la ville de Paris, le plus bas tarif, fixé à 0,13 euros par repas, permettrait aux familles les plus modestes de faire une économie de 1,12 euros par mois. Dérisoire. A l’inverse, pour 65% des familles du 17e, l’augmentation, comprise entre 1,77 et 2,25 euros par repas, alourdirait leur budget mensuel de 12 à 20 euros. Considérable, quand on sait que les augmentations s’appliquent à partir des foyers qui gagnent 3400 euros par mois. Est-on une famille riche lorsque que l’on gagne 3400 euros par mois ?  Anne Hidalgo semble le penser !

Il n’est pas admissible de supporter plus longtemps les leçons de morale des tenants d’une politique qui fait assumer aux classes moyennes le coût de leurs échecs. Pourquoi vouloir mettre en péril l’équilibre extrêmement juste d’une tarification et la gestion exemplaire de la caisse des écoles du 17e, dont pas un seul parent n’a eu à se plaindre ? Serait-ce pour renflouer les déficits de certaines autres ?

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