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Plan migrants : le gouvernement organise l’appel d’air

Le gouvernement vient d’annoncer l’ouverture de 9 500 places d’hébergement supplémentaires pour les migrants. Par cette mesure de facilité le Gouvernement a clairement marqué son choix de refuser de s’attaquer au cœur du problème.

Aujourd’hui, moins de 5 % des demandeurs déboutés sont éloignés et plus de 30.000 dossiers sont en attente d’instruction à l’OFPRA. Autrement dit, en augmentant le stock potentiel de migrants, le gouvernement ne fait que pérenniser une situation déjà dramatique qui existe aujourd’hui.

Cette politique aggrave une situation rendue extrêmement difficile par l’inaction du gouvernement face aux réseaux clandestins et l’incapacité de l’Europe à mettre sur pied le contrôle maritime des côtes africaines. Elle constitue un dangereux appel d’air que les passeurs ne manqueront pas d’exploiter. Sans compter que nul ne sait, pour le moment, où et quand seront installés les centres d’hébergement, ni si les élus locaux concernés seront consultés.

Le gouvernement commet donc une faute lourde dont nous ne tarderons pas à mesurer les conséquences désastreuses, tant en terme de dignité humaine, de cohésion nationale, que de gestion des flux migratoires.


Brigitte Kuster sur LCI - Juin 2015 par BrigitteKuster2014 Lire la suite »

Transports publics : mettons fin au cauchemar des Franciliens

POLITIQUE – L’Ile-de-France fut longtemps citée en exemple pour ses transports publics. On peine aujourd’hui à mesurer le volontarisme d’un Fulgence Bienvenüe, génial concepteur du métro inauguré en 1900, qui construisit en une trentaine d’années le réseau que nous empruntons au quotidien. On peine à imaginer la dimension visionnaire d’un Paul Delouvrier, qui eut l’idée du RER pour répondre à l’explosion démographique de la banlieue.

Ces réseaux sont aujourd’hui victimes d’un succès qui a dépassé les rêves les plus fous de leurs concepteurs.

Or, c’est surtout aujourd’hui le cauchemar que vivent les Franciliens : retards, surcharges, insécurité, inconfort, offre inadaptée ou insuffisante… Les griefs ne manquent pas et alimentent un mécontentement fort légitime.

Comment en est-on arrivé là, alors que le STIF, organisme qui gère les transports collectifs en Ile-de-France, consacre 6,5 milliards d’euros annuels aux transports publics franciliens, dont 1 milliard en investissements ? Il serait fastidieux d’égrener la navrante litanie des insuffisances d’un système à bout de souffle. Si le lancement du projet de transports du Grand Paris doit être au début du troisième millénaire ce que fut le RER à la fin du deuxième, l’ampleur des besoins de financement qu’il implique suscite les plus vives inquiétudes.

Or, la mise à niveau de notre réseau de transport public n’est plus une option. Si l’on considère que Londres, qui a entrepris une modernisation très volontariste de son réseau, surclasse systématiquement Paris sur l’échiquier européen des métropoles les plus attractives, c’est une nécessité absolue. La réduction de la fracture sociale et territoriale en Ile-de-France met les transports au cœur des politiques publiques, pour donner à chacun un accès équitable aux possibilités de rejoindre un emploi, des loisirs variés et une vie sociale équilibrée. La réduction de la pollution urbaine passe enfin par un recours accru aux transports collectifs.

Ce même STIF est dirigé par le président du Conseil régional depuis 2005. En dix ans, Jean-Paul Huchon et la gauche francilienne se sont donc montrés incapables de remettre à niveau ce patrimoine.

Ce n’est pas le fruit du hasard si les usagers de la ligne 13 subissent des conditions indignes depuis tant d’années. Ils ont appris que leur calvaire durerait deux années supplémentaires, en raison d’un retard administratif sur le prolongement de la ligne 14, censée soulager la 13 ! Nous sommes immédiatement montés au créneau pour dénoncer cette situation inconcevable de la part de la RATP. En tant qu’élus, nous n’acceptons pas la remise en cause de la parole publique. Notre demande d’un audit indépendant a rencontré la plus consternante indifférence, tant du président Huchon que du Premier ministre. La situation serait presque cocasse pour ce dernier, désavoué par la RATP quelques jours seulement après son discours affirmant sa volonté d’accélérer les projets de transports du Grand Paris ! Pis, ce retard n’est pas isolé, puisque les prolongements des lignes 4, 11, 12 et T4 accusent aussi des années de report.

Ces exemples illustrent la démission des élus de la gauche francilienne, qui ont pratiqué le saupoudrage de projets hétéroclites dans une logique clientéliste, sans vision d’ensemble, et sans une réelle volonté de les faire aboutir dans des délais raisonnables.

La région capitale ne doit plus se comporter comme un tiroir-caisse, sans vision ni stratégie, livrée aux contingences des grandes entreprises publiques en situation de monopole, trop tentées de se comporter comme des « États dans l’État », avec le résultat que l’on sait.

Si elle devient présidente de cette région, Valérie Pécresse se comportera en élue exigeante et stratège. Sa proposition de loi contre la fraude dans les transports est la preuve de sa capacité à proposer des solutions efficaces contre les fléaux qui accablent les transports franciliens. Réduire la fraude améliorera la sécurité, sachant que ceux qui vandalisent, volent, agressent et se livrent à toutes sortes d’incivilités paient rarement leur billet. Cette reconquête du territoire améliorera aussi les recettes, indispensables pour moderniser RER et autres Transiliens.

Nous établirons une plus grande équité. Savez-vous que les étrangers en situation irrégulière bénéficient d’un passe Navigo bradé à 17,5 euros mensuels, quand celui des étudiants est 10 euros plus cher ? Cette injustice n’aura plus cours.

Gérer avec efficience les déplacements en Ile-de-France ne s’improvise pas. Seul le changement de méthode que nous proposons permettra de relever ce défi majeur : doter la métropole du Grand Paris de transports dignes du 21e siècle.

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LCI- Brigitte KUSTER - Choisissez votre camp... par BrigitteKuster2014 Lire la suite »


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L’école de la République en danger

Le débat sur l’école occupe le devant de la scène médiatique. Et il faut s’en réjouir. Il n’y aurait rien de pire en la matière que l’indifférence. Les passions que suscite l’avenir de l’école sont donc bien légitimes, à l’exception bien sûr de la très regrettable sortie de Najat Vallaud-Belkacem qui s’est autorisée à qualifier Alain Finkielkraut, l’un des esprits les plus brillants de notre temps, de « pseudo-intellectuel ». Une ministre, fût-elle de gauche, n’est pas habilitée à décerner des brevets de respectabilité intellectuelle. Il n’y a pas les autorisés de penser et les autres. Passons.

Le gouvernement s’emploie à sauver sa réforme du collège attaquée de toutes parts : le Président lui-même promet l’embauche de professeurs d’allemand supplémentaires ; le Premier ministre en personne clame son amour du latin et la ministre se défend de vouloir niveler l’éducation par le bas. Autant de promesses en contradiction flagrante avec le texte qu’ils défendent…

Mais laissons aux spécialistes – et je pense notamment aux professeurs, qui sont les grands oubliés de la réforme – le soin de démêler le vrai du faux pour nous concentrer sur l’essentiel : les valeurs qu’incarne l’école de la République.

Une question simple se pose immédiatement : quelle mission la République assigne-t-elle à son école ? Et appelle une réponse tout aussi simple : l’excellence comme horizon et l’exigence comme méthode. L’excellence et l’exigence pour tous, je précise. Ce que l’école de la République doit à ses élèves pauvres ou riches, c’est la même ambition pourvu qu’elle soit haute. L’égalité républicaine ne peut se concevoir autrement que comme l’égalité des chances, et certainement pas comme une garantie illusoire de la réussite pour tous. Cela n’aurait d’ailleurs aucun sens. Est-il besoin de contempler une œuvre d’art pour saisir combien les hommes ne sont pas égaux face à leurs réalisations ?

Pourtant, l’égalité envisagée comme fin et non comme moyen est à l’œuvre dans le projet du gouvernement pour l’école : supprimer l’apprentissage des langues anciennes, les classes bi-langues et les bourses au mérite, dénaturer l’Histoire, s’attaquer aux classes préparatoires et à la culture générale dans les concours, limiter l’enseignement des disciplines sérieuses, et même remplacer une note par une couleur.

Que dit ce mouvement de fond ? Que la réussite de l’élève qui excelle à l’école, au-lieu d’être un modèle, est vécue comme une vexation à l’endroit de celui qui échoue. Que l’échec scolaire est révélateur d’un dysfonctionnement non plus particulier mais général. Que le responsable est un autre que soi-même : la société, la sociologie, la culture dominante et le bon élève qui en est le rejeton. La réussite est suspecte dès lors qu’elle n’est pas partagée par tous. Alors faisons de la réussite un bien commun : 85% de réussite au Bac, la fin du redoublement et des filières d’excellence, etc. Mais pour quels résultats : un étudiant sur deux échoue à l’université en 1ère année et 1 élève sur 5 ne maîtrise pas le français à son arrivée au collège. La réussite pour tous, en lieu et place de l’excellence et de l’exigence pour tous, a déjà causé des ravages irréparables. Ce qui n’empêche manifestement pas le gouvernement d’accélérer encore la ruine de l’école à l’œuvre depuis 30 ans en France.

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