L’école de la République en danger

Le débat sur l’école occupe le devant de la scène médiatique. Et il faut s’en réjouir. Il n’y aurait rien de pire en la matière que l’indifférence. Les passions que suscite l’avenir de l’école sont donc bien légitimes, à l’exception bien sûr de la très regrettable sortie de Najat Vallaud-Belkacem qui s’est autorisée à qualifier Alain Finkielkraut, l’un des esprits les plus brillants de notre temps, de « pseudo-intellectuel ». Une ministre, fût-elle de gauche, n’est pas habilitée à décerner des brevets de respectabilité intellectuelle. Il n’y a pas les autorisés de penser et les autres. Passons.

Le gouvernement s’emploie à sauver sa réforme du collège attaquée de toutes parts : le Président lui-même promet l’embauche de professeurs d’allemand supplémentaires ; le Premier ministre en personne clame son amour du latin et la ministre se défend de vouloir niveler l’éducation par le bas. Autant de promesses en contradiction flagrante avec le texte qu’ils défendent…

Mais laissons aux spécialistes – et je pense notamment aux professeurs, qui sont les grands oubliés de la réforme – le soin de démêler le vrai du faux pour nous concentrer sur l’essentiel : les valeurs qu’incarne l’école de la République.

Une question simple se pose immédiatement : quelle mission la République assigne-t-elle à son école ? Et appelle une réponse tout aussi simple : l’excellence comme horizon et l’exigence comme méthode. L’excellence et l’exigence pour tous, je précise. Ce que l’école de la République doit à ses élèves pauvres ou riches, c’est la même ambition pourvu qu’elle soit haute. L’égalité républicaine ne peut se concevoir autrement que comme l’égalité des chances, et certainement pas comme une garantie illusoire de la réussite pour tous. Cela n’aurait d’ailleurs aucun sens. Est-il besoin de contempler une œuvre d’art pour saisir combien les hommes ne sont pas égaux face à leurs réalisations ?

Pourtant, l’égalité envisagée comme fin et non comme moyen est à l’œuvre dans le projet du gouvernement pour l’école : supprimer l’apprentissage des langues anciennes, les classes bi-langues et les bourses au mérite, dénaturer l’Histoire, s’attaquer aux classes préparatoires et à la culture générale dans les concours, limiter l’enseignement des disciplines sérieuses, et même remplacer une note par une couleur.

Que dit ce mouvement de fond ? Que la réussite de l’élève qui excelle à l’école, au-lieu d’être un modèle, est vécue comme une vexation à l’endroit de celui qui échoue. Que l’échec scolaire est révélateur d’un dysfonctionnement non plus particulier mais général. Que le responsable est un autre que soi-même : la société, la sociologie, la culture dominante et le bon élève qui en est le rejeton. La réussite est suspecte dès lors qu’elle n’est pas partagée par tous. Alors faisons de la réussite un bien commun : 85% de réussite au Bac, la fin du redoublement et des filières d’excellence, etc. Mais pour quels résultats : un étudiant sur deux échoue à l’université en 1ère année et 1 élève sur 5 ne maîtrise pas le français à son arrivée au collège. La réussite pour tous, en lieu et place de l’excellence et de l’exigence pour tous, a déjà causé des ravages irréparables. Ce qui n’empêche manifestement pas le gouvernement d’accélérer encore la ruine de l’école à l’œuvre depuis 30 ans en France.

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Brigitte Kuster sur Itélé

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Pose de la 1ère pierre du TGI aux Batignolles

Voir un projet aboutir quand on s’est tellement investie pour sa réalisation voilà une belle satisfaction d’élue ! Ce matin ce fut donc un bonheur et un honneur d’accueillir en tant que maire du 17ème , la Garde des Sceaux et la maire de Paris pour cet événement. L’occasion de rappeler que dès 2008 j’en faisais la demande officielle quand à l’époque l’Etat et la Ville de Paris le souhaitaient dans le 13 ème arro…ndissement à Massena pour les uns et à Tolbiac pour les autres. Plaisir pour moi de rappeler que c’est Nicolas Sarkozy, Président de la République qui en avril 2009 en a validé l’idée en annonçant son installation aux Batignolles dans son discours sur le Grand Paris. Ainsi mon souhait d’obtenir un équipement structurant pour le futur quartier Clichy Batignolles prenait corps avec une signature architecturale majeure pour le nord ouest parisien et bravo à Renzo Piano qui en est l’architecte.

Vive le TGI qui sera le nouveau phare de Paris !

Metronews : Nouvel incendie dans le 17e, la mairie réclame une surveillance accrue

SINISTRE – Un nouvel incendie s’est produit mardi soir dans le 17e arrondissement rue Juliette Lamber. Depuis août, la mairie recense pas moins de cinq sinistres dans un périmètre restreint. La maire réclame des moyens de surveillance supplémentaires. Deux semaines après que plusieurs véhicules sont partis en fumée dans le 17e arrondissement de Paris, un nouvel incendie s’est produit mardi soir rue Juliette Lambert. Cette fois, c’est un Algeco de chantier qui a été pris pour cible aux alentours de 23 heures, a-t-on appris auprès du premier adjoint à la mairie du 17e, Geoffroy Boulard. Présente sur place mercredi matin, la maire de l’arrondissement Brigitte Kuster condamne fermement « cet acte criminel qui aurait pu attenter à la vie d’habitants ». Du côté de la maire, c’est l’exaspération. Depuis le mois d’août, elle recense en effet cinq incendies volontaires dans le même secteur. Le dernier sinistre en date remonte au 15 avril dernier, en pleine nuit. Plusieurs véhicules avaient été détruits à l’angle du boulevard Malesherbes et de la rue Juliette Lamber et la façade d’un immeuble avait été brûlée. Face à cette série, Brigitte Kuster réclame des moyens de surveillance supplémentaires. L’élue UMP et son adjoint vont ainsi demander le renforcement du nombre de patrouilles en civil dans le quartier, alors qu’une enquête a été confiée à la sûreté territoriale. Selon nos informations, plusieurs personnes ont été témoins de l’incendie mardi soir. Les témoignages évoquent la présence sur place de huit individus FacebookTwitterMySpaceGoogle GmailYahoo MailHotmailTechnorati FavoritesPartager


Brigitte Kuster sur LCI - 21 avril 2014 par BrigitteKuster2014 Lire la suite »

Pollution : le gouvernement s’attaque à Airparif

Rien de tel pour soigner un malade que de casser le thermomètre. Voilà le bon vieux remède que Ségolène Royal compte appliquer à l’encontre d’Airparif en baissant de 15% la subvention que l’Etat lui alloue chaque année.

L’association chargée de mesurer la pollution en Île-de-France va donc voir ses crédits diminuer au moment où Paris affiche ses ambitions environnementales dans la perspective de la COP21, qui s’y tiendra à la fin de l’année. Des ambitions difficilement réalisables sans un outil de veille et d’alerte pleinement opérationnel. Un outil qui mériterait d’ailleurs d’être beaucoup mieux exploité qu’il ne l’est actuellement. Sur la base des relevés et des estimations d’Airparif, il est possible d’anticiper et donc de prévenir les pics de pollution en adoptant suffisamment tôt les mesures adéquates. Encore faut-il qu’Airparif dispose des moyens suffisants…

Ecrire une nouvelle page en l’Île-de-France avec Valérie Pécresse

L’Île-de-France est à un tournant de son histoire. La région est très clairement concurrencée par l’émergence – bien qu’encore incertaine à ce stade – de la Métropole du Grand Paris et des grandes intercommunalités. Son autorité s’est inexorablement effilochée au fil des années. La gouvernance socialiste à l’œuvre depuis 1998 apparaît clairement dépassée face aux enjeux métropolitains.

Le constat est criant en matière de transports. La rénovation des équipements, et notamment des RER, a pris un retard considérable. Des pans entiers du réseau sont à saturation (RER A, ligne 13,…) sans qu’aucune solution ne soit proposée. Prenons le retard inacceptable pris par la RATP dans les travaux de prolongement de la ligne 14 : le STIF que préside Jean-Paul Huchon reste désespérément passif et refuse même d’étudier les alternatives que je lui ai proposées.

Idem en matière économique. La région n’est plus un interlocuteur de référence. La gabegie financière qui tient lieu de politique régionale a fini par convaincre les investisseurs de traiter avec des acteurs territoriaux censés pourtant moins compétents : communes, intercommunalités, départements. Le « besoin de métropole » n’est d’ailleurs pas étranger aux défaillances de la gouvernance régionale. Avec une région forte, le gouvernement n’aurait jamais envisagé de confier d’aussi larges attributions à la nouvelle entité, au risque d’ajouter une couche au millefeuille des territoires.

Ajoutez à cela une féroce bataille de succession entre Jean-Paul Huchon et sa dauphine, et tous les ingrédients d’une fin de règne aussi pénible que stérile sont réunis. Il est grand temps de tourner cette page qui n’a que trop duré.

Et d’ouvrir la suivante avec Valérie Pécresse. Je l’ai vue, dès 2010, mettre en œuvre patiemment les conditions de l’alternance en Île-de-France. Elle s’est plongée dans les dossiers et a su construire une opposition tenace et constructive. Elle a, en parallèle, écumé les territoires et a su fédérer autour d’elle les élus qui les représentent.

Valérie Pécresse vient officiellement de se lancer dans la course, mais sa campagne a en réalité débuté il y a 5 ans. Ce formidable travail de fond est aujourd’hui récompensé : sa candidature fait l’objet d’un consensus très large. A l’UMP bien sûr, mais bien au-delà. Valérie Pécresse va maintenant entamer un dialogue nourri et profond avec les Franciliens sur la base de son projet pour l’Île-de-France.

Elle veut que la région redevienne un acteur-clé de la relance économique, non seulement à l’échelle de la collectivité mais aussi de la France. Valérie Pécresse compte aussi s’attaquer à tous les désagréments qui rendent la vie des Franciliens si difficiles : transports vétustes, construction de logements insuffisante, lycées à l’abandon, formation professionnelle négligée, qualité de l’air dégradée, etc. Valérie Pécresse veut bâtir un programme qui tient sur deux jambes : des grandes perspectives de développement d’une part, et un souci constant pour le quotidien des Franciliens d’autre part.  Cette ambition est celle dont l’Île-de-France a un terrible besoin. Cette ambition est celle que je partage avec Valérie Pécresse pour notre région.

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Régionales en Île-de-France : notre devoir à droite et au centre, c’est l’unité

Pour l’heure, l’UDI a choisi de partir seule aux régionales en Île-de-France. Une stratégie que je respecte, mais que j’avoue ne pas partager sur le fond. Le mode de scrutin régional (proportionnel de liste à deux tours) tend, certes, à favoriser les initiatives autonomes. Et certains responsables centristes ne s’en cachent pas d’ailleurs : l’UDI aurait tout intérêt à « se compter » au 1er tour dans l’espoir de négocier au prix fort son ralliement à l’UMP au 2nd.  Mais est-ce vraiment ce que les franciliens attendent de nous ? Les résultats aux départementales démontrent le contraire : l’union de la droite et du centre est une exigence de nos électeurs.

Et comment l’UDI parviendra-t-elle à justifier que sa stratégie à l’œuvre en mars dans 7 départements franciliens (et à Paris aux municipales 2014) ne prévaut plus quelques mois plus tard aux régionales? Les arguments sérieux risquent de lui faire défaut. Et pour cause : UMP et UDI sont en Île-de-France d’accord sur l’essentiel, et plus encore. Les 4 années d’opposition que nous avons vécues ensemble le prouvent.

Les franciliens exigent de notre part clarté et responsabilité. L’union dès le 1er tour de la droite et du centre, autour du rassemblement que porte Valérie Pécresse, favorisera la dynamique de victoire, et renverra la gauche régionale à ses divisions intestines. Ne perdons pas également de vue la menace que fait peser le FN sur cette élection qui lui est par nature plus favorable que les autres scrutins locaux.

Tout en définitive plaide pour l’union car, au-delà de toute autre considération, notre devoir est de gagner pour que la vie des 12 millions de franciliens s’améliore.

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Dernier numéro de Paris DIXSEPT

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