Pour l’élection du maire de Paris par tous les Parisiens
La remise en cause par le Conseil constitutionnel de la répartition des Conseillers de Paris offre au gouvernement une opportunité démocratique et historique unique.
Plutôt que de tenter un nouveau tripatouillage électoral avec la répartition du nombre de Conseillers de Paris dans les arrondissements, déjà sanctionné par le Conseil constitutionnel, il faut provoquer un nouveau souffle démocratique à Paris.
Il est temps de mettre fin à un processus complexe et inégalitaire pour hisser Paris au niveau des grandes capitale du monde comme Londres ou New-York.
PourParis.fr lance une grande pétition pour obtenir l’élection du Maire de Paris par tous les Parisiens.
Toutes les voix des Parisiennes et des Parisiens se valent quel que soit leur arrondissement de résidence.
C’est pourquoi, il est indispensable que le maire de Paris et son équipe soient élu directement par leurs concitoyens sur une liste de Conseillers de Paris présentée aux suffrages de toutes les Parisiennes et tous les Parisiens.
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TweetOtage au Nigéria : la mairie du 17e soutient Francis Collomp
Francis Collomp a été enlevé le 19 décembre dernier dans le nord du Nigéria, où il travaillait en tant qu’ingénieur. Il est détenu depuis plus de 6 mois par le groupe islamiste Ansaru.
Après une rencontre avec la femme de Francis Collomp et ses amis du quartier des Batignolles où il a vécu près de 10 ans, Brigitte Kuster, maire du 17e, a souhaité que le 17e témoigne son soutien en affichant un portrait de l’otage sur la façade de la mairie.
Par ailleurs, un livre est mis à la disposition de ceux qui souhaitent lui apporter un soutien plus personnel et intime. Ce livre lui sera remis à sa libération.
Par ces gestes simples, le maire du 17e et son équipe municipale veulent témoigner à Francis Collomp, mais aussi à sa famille qui vit dans l’angoisse, leur solidarité dans la terrible épreuve qu’ils traversent.
TweetLes Parisiens méritent de voter pour leur maire
Jamais aucun parisien n’a voté pour Bertrand Delanoë, ni pour ses prédécesseurs. En effet, le maire de Paris n’est issu du suffrage des parisiens que de manière indirecte. Il est élu, lors du conseil municipal qui suit le scrutin, par les conseillers de Paris qui sont eux-mêmes élus dans chacun des 20 arrondissements. Le mandat de maire de Paris n’est donc pas la traduction d’une élection mais de 20, et son électorat n’est pas le peuple parisien mais un cortège de 163 grands électeurs répartis, plus ou moins équitablement, suivant le nombre d’habitants par arrondissement.
Une répartition qui vient justement d’être censurée par le conseil constitutionnel au motif qu’elle accorde aux arrondissements centraux de Paris (1er, 2e et 4e) une surreprésentation au conseil de Paris. Les Sages estiment donc que le corps électoral qui élit le maire de Paris n’est pas suffisamment représentatif. Une critique qui mérite que l’on remette à plat le mode de scrutin dans son ensemble pour le rendre plus lisible, direct et donc démocratique.
Au moment où le gouvernement doit présenter au Parlement une nouvelle répartition, l’occasion est historique de permettre enfin aux Parisiens de voter pour leur maire.
Les députés UMP de Paris, et notre candidate Nathalie Kosciusko-Morizet, ont d’ailleurs déposé une proposition de loi en ce sens. Elle prévoit de présenter deux listes. La première conduite par les candidats à la mairie de Paris et composées par ceux qui formeront le futur conseil municipal. La seconde menée par les candidats à chacune des 20 mairies et composée par ceux qui formeront les prochains conseils d’arrondissement. Ce texte constituerait, s’il était adopté, une avancée démocratique majeure.
Anne Hidalgo a, de son côté, déjà fait connaître son hostilité à la proposition de loi. Il faut dire que c’est précisément grâce à l’actuel mode de scrutin que Bertrand Delanoë est devenu maire en 2001. Minoritaire dans les urnes, mais majoritaire au conseil de Paris. Ceci explique sans doute cela…
TweetLoi de décentralisation : réfléchir aux enjeux plutôt qu’aux structures
C’est un nouvel échec pour le gouvernement, et je m’en réjouis tant le projet de décentralisation, tel qu’il est formulé, apparaît comme un contre pouvoir à la région plus que comme une solution en faveur d’une meilleure gouvernance de la métropole francilienne. En supprimant dans la future loi de décentralisation l’obligation faite aux communes de la petite couronne de se rassembler au sein d’intercommunalités, les sénateurs ont dit non au millefeuille administratif.
Il ne faut pas interpréter ce vote hostile comme une volonté de maintenir le système tel qu’il existe. Mais nous n’acceptons pas la création d’une région à deux vitesses, ni la quasi-disparition de l’échelon communal au profit de superstructures ingouvernables.
La réforme de la gouvernance métropolitaine doit s’inspirer du Grand Paris, tel que Nicolas Sarkozy l’a défini en 2009. La logique doit moins se situer dans le regroupement arbitraire des territoires, même si ponctuellement cela peut se justifier, que dans le pilotage commun de grandes politiques qui concernent tous les territoires, et singulièrement ceux de Paris et des départements limitrophes. C’est le cas pour le logement, les transports et même le développement durable.
Créer des strates administratives et politiques supplémentaires n’est pas la réponse adaptée aux difficultés de la métropole. Ce qu’il faut, c’est mutualiser les compétences sur les enjeux qui transcendent les particularismes locaux qui, eux, méritent d’être préservés. En somme, moins réfléchir en termes de structures que de projets.
TweetTraverse Bichat/Batignolles : Annick Lepetit vote contre la création d’un nouvel arrêt
La traverse Bichat/Batignolles rend de précieux services aux habitants des 17e et 18e arrondissements qu’elle traverse. Elle dessert des quartiers jadis totalement dépourvus de transports en commun.
Sa desserte peut néanmoins être améliorée, notamment au regard de l’expérience acquise depuis son lancement fin 2011. Certains arrêts supplémentaires méritent, en effet, de voir le jour. C’est le cas rue de la Jonquière, entre les rues Ernest Roche et Lantiez, où se concentrent des équipements très fréquentés par les habitants : le conservatoire, le centre d’animation, la piscine Bernard Lafay et la maison des associations.
Se faisant les porte-parole des conseils de quartier (Epinettes/Bessières et la Fourche/Guy Môquet), des riverains et des associations de commerçants du secteur, Brigitte Kuster, Jérôme Dubus, Thierry Coudert, conseillers de Paris, et Anne Peyricot, adjointe chargée de la Voirie, ont formulé, à l’occasion du dernier conseil d’arrondissement, un vœu en ce sens.
Annick Lepetit, députée de la circonscription et ancienne adjointe aux déplacements de Bertrand Delanoë, a, contre toute logique, voté contre au motif étrange que l’arrivée de ce seul nouvel arrêt imposerait la remise à plat de l’ensemble de la ligne.
De deux choses l’une : soit Annick Lepetit est mal informée sur les difficultés que rencontrent les électeurs de sa circonscription ; soit elle redoute qu’à moins d’un an des municipales le mérite d’une meilleure desserte revienne à la majorité municipale du 17e.
L’intérêt des habitants est, dans les deux cas, totalement sacrifié.
TweetRéforme du quotient familial : un mauvais coup porté aux familles
François Hollande aimerait nous faire croire que l’essentiel est sauf. Mais l’illusionniste a raté son tour : la réduction du quotient (son plafond baisse de 2000 euros à 1500 euros par demi-part), et par là l’augmentation des impôts, n’est pas plus acceptable que la modulation des allocations familiales, qu’il a un temps envisagée avant de se raviser. Ces deux réformes suivent la même inspiration destructrice pour les familles, et singulièrement pour celles issues de la classe moyenne.
En effet, la réforme du quotient (après une première baisse de 15% en 2013) touchera 1,3 million de foyers fiscaux qui devront s’acquitter, en moyenne, de 68 euros supplémentaires par mois au titre de leur impôt sur le revenu. Et le coup de rabot ne s’arrête pas là. D’autres prestations familiales vont diminuer, comme la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje). Et certaines vont même disparaître, comme les réductions d’impôt pour les frais d’éducation au collège et au lycée et la majoration du complément de libre choix d’activité qui aide à la garde d’enfants…
Il s’agit en réalité d’un choix tactique puisque les allocs, en plus d’être défendues par delà les appartenances politiques et syndicales, sont aisément chiffrables par les familles. Un avantage plus difficile à évaluer pour le quotient familial qui, par nature, varie au gré des revenus et des lois de finances successives. Ne pas savoir exactement ce qu’on perd rendrait la pilule plus facile à avaler. C’est en tout cas ce qu’espère le gouvernement. Réduire le quotient familial présente également l’avantage d’élargir au maximum la base des assujettis puisqu’il s’applique dès le 1er enfant.
Jamais Hollande ne varie dans la méthode : « ce que j’enlève à certains – toujours les mêmes ! -, je l’accorde aux autres (60 000 nouveaux professeurs) – toujours les mêmes ! » La famille est en la principale victime.
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